A la découverte des secrets de la beauté de la Marocaine du Sud

A la découverte des secrets de la beauté de la Marocaine du Sud

La société sahraouie d’aujourd’hui vit au rythme du changement au niveau de son mode de vie. Toutefois, les Sahraouis continuent de préserver leurs us et coutumes. Réputée par sa forte personnalité, la femme sahraouie fait tout pour être  belle. Pour cela, elle fait appel à des préparations simples et naturelles. C’est ainsi que le henné est utilisé depuis des milliers d’années tel produit cosmétique, se présentant sous la forme d’une pâte qu’on applique tel un colorant sur les cheveux ou pour embellir les doigts et les ongles, ainsi que pour les soins de la peau. Les feuilles de cet arbuste se présentent par paires symétriquement réparties sur les branches. Ces dernières portent en grappe de petites fleurs blanches qui émettent une forte odeur. Les fruits de cet arbuste sont minuscules et contiennent des graines de forme pyramidale. Le henné est un arbuste de la famille des «lythracées». L’odeur qu’émettent ces fleurs provient de l’évaporation de l’huile que secrète la plante. Le henné contient un colorant naturel, sa poudre est préparée sous forme de pâte qui est ensuite appliquée sur les mains, les ongles et les cheveux. Une solution acide est mélangée à cette pâte pour fixer la teinture, tel le jus de citron. La pâte de henné est aussi utilisée pour ses vertus thérapeutiques contre les champignons et les maladies de la peau, notamment les inflammations. En la matière, il existe d’ailleurs une recette populaire qui consiste en un mélange qui comprend en plus de cette plante de l’eau de rose et d’autres plantes riches en essences parfumées. «On utilise le henné comme produit cosmétique pour se teindre les mains et les cheveux, la couleur ainsi obtenue peut durer plusieurs semaines même, mais aussi les hommes en faisaient usage pour se teindre la barbe. La pâte de henné  est aussi utilisée pour réduire la fièvre et pour soigner la migraine par application de cataplasmes faits à base de pâte de henné et d’eau de rose, ou  dans la teinture du cuir et des tissus», explique Salem, une jeune Sahraouie. Quant au khôl, constitué d’une poudre minérale composée principalement de sulfure d’antimoine. Il  peut être noir ou gris selon les mélanges. Le khôl est l’un des secrets de beauté utilisés par les femmes sahraouies, car il donne au regard la luminosité et agrandit les yeux. On l’utilise aussi pour protéger les yeux des fortes réfractions de la lumière qui sont émises par le sable du désert. C’est grâce à ses composantes qu’il agit en tant que collyre nettoyant de la carotide de l’œil .Traditionnellement, le khôl est appliqué en utilisant un bâtonnet en bois, après l’avoir enduit de poudre de khôl, on glisse entre les deux paupières jointes le bâtonnet et, par un mouvement de va-et-vient, le khôl souligne harmonieusement l’œil ou la paupière.
Pour ce qui est du souak, plante originaire du Sahara reconnue pour ses vertus antiseptiques, astringentes et cicatrisantes, il rend les dents plus blanches, élimine les impuretés et purifie l’haleine. Il fortifie et assainit également les gencives. Les dents sont solides et plus brillantes. Des recherches scientifiques contemporaines ont prouvé que l’on peut extraire de cet arbuste certaines substances chimiques telles
que : le fluor qui renforce les dents et désinfecte la bouche, la vitamine C qui est très utile pour les gencives et qui aide à arrêter les hémorragies après avoir arraché d’une dent, d’où sa forte consommation  dans les provinces sahariennes.
Et ce n’est pas tout, la femme sahraouie a ses propres parures. Elle se fait belle à l’aide de bijoux propres à la région et arbore des nattes de différentes formes et couleurs ornées de bijoux et de tissus. De nos jours, ces nattes de cheveux laissent place à des coiffures plus modernes. Selon Aïcha Saleh, une bijoutière à Smara, parmi les nattes les plus connues, on trouve Agafa, Lamnachfa, Lambitiha, Bahane et Laghchet. Toutes ces coiffures traditionnelles sont enjolivées par de précieux bijoux colorés. Certaines d’entre eux sont fixés sur la tête, d’autres tombent sur les cheveux comme Lakhrab, Amjouz, Lkhaouss, Lmmachii…d’autres sont utilisés pour couvrir le cou comme Amzrad, Lbaghdad, Laglada, Sirâ et Tassbih. Par ailleurs, pour la femme sahraouie, les bracelets entourés autour des chevilles, appelés Khalakhil, sont aussi un moyen de se faire belle. Ils sont fabriqués en argent pur comme ceux mis au niveau des poignets hormis les Liyat qui sont fabriqués en pierres précieuses. Le Khalkhal reste incontestablement le symbole de la beauté dans les provinces du Sud.

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