A la une : Chanter dans les mariages : le pour et le contre

 Majda El Yahyaoui : « Il faut savoir gérer la situation»

 Quand on participe à l’animation des spectacles de mariage, il y a bien évidemment des contraintes d’ordre professionnel. Il peut y avoir par moment des demandes embarrassantes de la part des clients. Lorsque ces derniers ne possèdent pas une vraie connaissance de notre style musical et de notre manière d’interprétation, on peut se tromper sur votre compte. Alors on peut vous demander de jouer des chansons du registre populaire alors que notre spécialité, c’est les chants traditionnels. Là c’est à nous de savoir gérer la situation en étant souple. C’est pour cette raison qu’il faut nécessairement être clair au début et imposer ses conditions. Il y a des limites dans le travail qu’il ne faut pas dépasser. Et chaque artiste possède ses propres limites. Personnellement, je peux par  exemple dire aux clients dès le départ, voilà, il y a tel répertoire que je peux vous jouer, mais quand ce n’est pas mon rayon, je ne peux pas m’aventurer aveuglement dans des chemins escarpés. 


Abderrahim Souiri : «C’est agréable»

 Pour parler de mon cas personnel, j’adore chanter dans des mariages. J’ai animé des centaines de mariages à Casablanca et dans d’autres villes du Maroc. Mais ce n’est pas tout, j’ai également animé des cérémonies de mariage au Canada, à Paris et en Belgique, pour ne citer que ces contrées. Je prends toujours un immense plaisir à chanter dans les fêtes de mariage étant donné que c’est une occasion d’avoir un petit pécule intéressant. Les cachets peuvent varier de 20.000 à 50.000 DH. Ce n’est pas énorme puisque les mariages ne s’étalent pas sur toute l’année, c’est surtout à la période estivale. Si on compare ce qu’on gagne avec ce que les chanteurs étrangers comme Ragheb Alama ou d’autres noms égyptiens très connus, c’est minime. A côté d’eux on gagne des broutilles. Juste à titre d’exemple ; pour une seule soirée, ces artistes que je viens de citer, peuvent être payés jusqu’à 50.000 Dollars alors que cette somme correspond à ce que l’on gagne au bout de cinq mois. Pour ce qui est de mes conditions en tant qu’artiste, à part le salaire qu’on gagne le soir, on n’a pas de conditions spécifiques.  Avec notre orchestre, nous avons des frais donc si la somme proposée n’est pas convenable, on n’accepte pas. Mais ceci dit, on rencontre plusieurs difficultés lorsqu’on est d’accord pour un prix, le client ne livre pas la totalité donc on vous fait traîner. C’est un des inconvénients des conditions de travail.

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