A la une : Le prix du lamentable !

Qui serait l’heureux lauréat du prochain Prix Goncourt ? Les pronostics donnent Houellebecq largement favori.
Un immortel de l’Académie Goncourt, François Nourricier, avait déjà promis de mettre tout son poids dans la balance pour que cette prestigieuse distinction aille cette fois au « prophète amateur», Michel Houellebecq. Philippe Sollers, l’une des figures de proue du «nouveau-roman», s’est fendu, il y a peu, d’un long article dans un quotidien parisien pour défendre l’auteur du roman flambant neuf « La Possibilité d’une île ».
Houellebecq, avec le soutien de son éditeur Fayard qui se frotte déjà les mains, a eu le génie d’avoir également séduit un grand lectorat en France. Chez MM-tout-le-monde, fini l’époque où l’auteur du scandaleux «Plate-forme»,-réquisitoire sulfureux contre l’Islam, traité de « religion la plus con »-, était considéré comme un maître provocateur. Après avoir prêté l’an dernier le flanc aux tirs croisés de la presse hexagonale, avoir été traduit en justice pour répondre de son islamophobie, vomi son pays natal pour aller se payer un « exil » très confortable en Espagne et en Irlande du Nord, le voilà maintenant réhabilité dans sa « dignité ».
Mieux encore, sa littérature ordurière risque d’être récompensée. Une prime aux ragots racistes qu’il a véhiculés dans « Plate-forme » et maintenant dans « Possibilité d’une île », son nouveau roman où il vante ses ébats crasses avec une fille de joie slave, – « cinq cents euros pour une pipe, qu’est-ce qu’elle croyait la slave ? »-, où il prédit encore « la mort des grands monothéismes et le triomphe de la secte des raéliens, -«la secte des raéliens, dit-il, me paraissait la plus intelligente (…) Elle est adaptée aux temps modernes, à la civilisation des loisirs». Fin de citation, point, à la ligne.
Au nom de quelle idéologie Houellebecq parle ? De quel droit se permet-il de pisser sur les religions, les droits des minorités ethniques, le respect dû à la femme, un être humain, et non pas une « pissotière»… ? Peut-on mettre « ça » sur le compte de la vocation anarchiste de Houellebecq ? Mais il y a eu bien d’anarchistes qui ont su rester « soft», mieux, ils sont restés à cheval sur le respect de l’humain : Léo Ferré était connu pour être un casseur d’images, sa poésie est également une magnifique célébration de la vie et de l’amour.
Armand Gatti a fait, en poésie, une véritable révolution « à la Ché ». Pour Houellebecq, il s’est forgé une place à part : la poubelle de l’Histoire ( !).
Dieu que ça pue… 

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