A la une : Leila Triki : «on n’arrête jamais d’apprendre»

A la une : Leila Triki : «on n’arrête jamais d’apprendre»

ALM : Le Workshop de cinéma a débuté cette semaine. Quelle est votre première impression ?
Leïla Triki : Personnellement, je trouve que c’est une chance de faire partie de ce Workshop. L’atelier Marrakech-Tribeca Institut a été créé dans l’esprit  d’avoir un véritable climat d’échange et de dialogue. C’est cette échange qui est très intéressant. On apprend de nouvelles techniques. Nous sommes huit Marocains et huit Américains. Chacun donne sa propre vision du cinéma. Cet apport humain est très enrichissant.

Concrètement, en quoi consiste cette formation ?
Les professeurs Mike Kurbiss et sa femme Catherine dirigent cet atelier en compagnie d’autres cinéastes marocains comme Ali Safi, Hakim Belabès et Khalii Benkirane.
Les grands Kiarostami et Scorsese viendront organiser des masters class à partir de la semaine prochaine. Au départ, nous avons commencé avec des cours théoriques sur les techniques d’écriture cinématographiques et aussi sur les techniques de prises de vue.
Nous apprenons également différentes démarches cinématographiques, celle de la fiction et de la non fiction. 
Ce sont deux démarches totalement différentes et les approches ne sont pas les mêmes. Dans la démarche de la non-fiction, on apprend à donner beaucoup plus d’importance aux sentiments et aux émotions. Les cours théoriques ont lieu totalement en anglais, mais il ya des traductions simultanées pour les non-Anglophones.

La pratique est-elle prise en considération dans cet atelier ?
Oui, bien évidemment. La pratique est autant importante que la théorie. Lorsque nous écrivons nos scénarios, nous prenons les caméras et nous sortons filmer en plein air. Par la suite, nous revenons à l’atelier et nous discutons avec les formateurs sur notre démarche et la technique que nous avons favorisée aux profits d’autres.

Avez-vous apporté vos propres caméras avec vous à cet atelier ?
Non. Tout le matériel a été fourni par la fondation du festival ainsi que le Tribeca Institut. Nous travaillons dans des conditions assez confortables.

Que peut vous apporter une telle formation ?
Je pense qu’on ne cesse jamais d’apprendre. Il faut être très ouvert, accepter les remarques et être à l’écoute. C’est en tout cas ma devise. Ce Workshop est concentré étant donné que nous n’avons pas beaucoup de temps, mais malgré cela, c’est très enrichissant. Ce sont surtout ces contacts avec les cinéastes et scénaristes américains qui sont important. Cela nous permet de prendre connaissance de la démarche du 7ème art américain.

Y’aura t-il la possibilité pour les participants de ce Workshop de se rendre à leur tour aux Etats Unis ?
Oui, en effet. C’est prévu. La moitié du groupe des Marocains ira sûrement à New York à partir de l’année prochaine pour animer un stage de formation.

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