A la une : Vivement que ça tourne !

Quel autre pays peut offrir des contrastes autant saillants que le nôtre ? Dans quelle autre région du monde peut-on voir se côtoyer désert et cimes enneigées, sable et verdure, nomades et sédentaires … Si à la générosité du Ciel, on ajoute celle des Hommes, -les Marocains ont su préserver leur image de peuple acquis à l’hospitalité, à la paix et à la tolérance-, on ajoute également les mille et une facilités (voir l’interview d’Abdelouahad Bennani, A la Une) que notre pays offre aux producteurs étrangers, on comprend les ressorts de cette impressionnante ruée vers le Maroc.
Le Maroc, en échange, en tire des bénéfices énormes. Exceptées les retombées sur le marché de l’emploi, – techniciens du CCM, acteurs, artisans, figurants, etc-, l’impact de cette ruée sur d’autres secteurs, sachant que les tournages étrangers boostent le tourisme marocain, l’hôtellerie, la restauration, etc, il y a un aspect que l’on a tendance à trop souvent oublier : Le Maroc a également inspiré les plus grands réalisateurs du monde. On pense particulièrement à Michael Curtis, et surtout à son film « Casablanca ». On pense également à Joseph Von Steinberg, mais aussi et d’abord à son film « Marokko ». Ces deux films, pour ne citer qu’eux, ont le mérite d’avoir fait connaître le Maroc partout dans le monde.
Le service qu’ils ont rendu à notre pays peut surpasser, en termes d’impact, ce que font nombre de « services » consulaires nationaux à l’étranger ! L’impact, puisque c’est de cela qu’il s’agit, a été tel que, après la sortie mondiale de ces films, des touristes de différents horizons géo-culturels ont fait le déplacement au Maroc pour vivre, dans la réalité, ce qu’ils ont découvert dans les deux films de fiction sus-mentionnés. C’est grâce à ces deux films que le réalisateur d’origine turque, Mehmet Metsci, a pu non seulement découvrir mais aussi quitter son pays d’adoption, la Hongrie, pour venir s’installer définitivement au Maroc. Le Maroc a inspiré à ce réalisateur plusieurs créations, des clips publicitaires pour le tourisme à Rabat, Rissani, Merzouga et Skoura (Ouarzazate), un film intitulé «Merzouga, la beauté suprême », sans oublier plusieurs scénarios de films dont « Polygame », « Imad et Larbi », « Le mariage ensorcelé » …
Voilà des projets qui doivent être non seulement pris en considération, mais aussi soutenus par notre pays. Or, les autorités de tutelle ne font rien ou presque pour encourager ce genre de projets. On se demande pourquoi le ministère du Tourisme, cité ici à titre uniquement illustratif, n’investit pas d’efforts dans ce sens. Serait-ce dû à l’absence d’une vision ou carrément à l’inconscience des enjeux que tout un pays peut tirer de ces films ayant pour objet le Maroc ? Il s’agit ici d’un appel d’intérêt public, qui ne doit pas concerner uniquement les étrangers, les cinéastes marocains doivent également être impliqués.

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