Aaliwica dépeint la schizophrénie

Aaliwica dépeint la schizophrénie

Il exposera ses œuvres pendant une quinzaine de jours

L’artiste-peintre marocain Amin Balalioui, alias Aaliwica, présentera, le 5 février au complexe Sidi Belyout à Casablanca, ses nouvelles œuvres au public. Ce sont environ 200 œuvres qui seront, selon l’association Maoka, initiatrice de l’événement, exposées pendant deux semaines. «Des tableaux mêlant la peinture sur soie, l’acrylique sur toile et techniques mixtes sur bois, abordés avec différentes énergies : force, faiblesse, assurance, manque de confiance, neutralité, arrogance, modestie, spiritualité et légèreté», indiquent les initiateurs. Selon la même source, l’artiste intitule ses œuvres «Skisofrenia».

«L’artiste a voulu traiter ce mal universel dont souffre l’Homme : la société de consommation crée des modèles en contradiction avec ce qu’on est comme Homme», indiquent les organisateurs à propos du thème choisi pour l’exposition. Quant à Aaliwica, c’est, selon les initiateurs, un «artiste-peintre multidisciplinaire et autodidacte». L’artiste, qui peint depuis l’âge de 17 ans, allie, selon la même source, le dessin et le bâtiment tout en restant à l’affût des différents moyens d’expression. «Les œuvres de l’artiste, âgé de 47 ans, sont l’illustration créative d’un intime enchevêtrement entre les formes, les corps, les idées et les cultures», explicitent les organisateurs. Aussi, Aaliwica est en quête permanente alliant l’histoire à son patrimoine culturel. Ses œuvres mêlent également des paysages peints à son écriture en tant qu’élément graphique.

«Ses dernières expositions représentaient des prières. Aujourd’hui, il peint une transe», enchaîne l’association initiatrice. De plus, l’artiste travaille sous des thèmes. Chacun est abordé par un moyen d’expression, soit la musique, la peinture, le théâtre, la vidéo, l’expression corporelle ou la poésie. Et ce n’est pas tout ! L’art de l’artiste s’intègre à la fois à la mode comme au cinéma. D’ailleurs, plusieurs créations, costumes de guerre de films, fonds de scènes de festivals ont pu voir le jour de par l’inspiration puisée dans l’amour démesuré de l’âme artistique d’Aaliwica.

Entre autres, il est passé de la création de costumes de guerre à celle d’accessoires et décors pour films en 2006, notamment «Abdou chez les Almohades» de Said Naciri. En 2007, il peint deux toiles de 75 m² chacune pour les fonds de scènes principales de la 10ème édition du festival «Gnawas et musiques du monde d’Essaouira». Des œuvres qui illustrent l’art d’Amin Aaliwica ainsi que son mantra ou credo : «L’art c’est la vie, le reste… ? !». Une croyance qui se manifeste à travers ses œuvres. De quoi donner à réfléchir.

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