Abdellatif Benazzi transforme l’essai

Abdellatif Benazzi transforme l’essai

«Une vie à l’essai » est le titre de l’ouvrage autobiographique du rugbyman franco-marocain, Abdel Benazzi. Non encore disponible dans les librairies, ce livre a été présenté vendredi dernier au public à l’espace Lydec à Casablanca. L’auteur, né à Oujda en 1968, possède une longue carrière de rugbyman. Une carrière débutée au Maroc, achevée en France et couronnée par plusieurs victoires. Tout le monde se rappelle lorsqu’il a décroché sa troisième Coupe du monde de rugby en 1999. Après plusieurs participations à des tournois internationaux, Abdel Benazzi décidera de mettre fin à sa carrière en 2003. Depuis, il se fixe d’autres objectifs et de nouveaux défis. Il se lancera dans l’univers de l’associatif et de l’entreprise.
Actuellement, il œuvre dans ce domaine en France mais n’en a pas pour autant oublié son pays. Dans «Une vie à l’essai» publié chez les éditions Flammarion, Abdel Benazzi revient sur sa vie à Oujda, ses entraînements et aussi sur son exil en France, et ses différents voyages dans le monde. C’est à Oujda, que cet auteur, ancien capitaine du Quinze de France, s’est cramponné au rugby, un sport où il fera carrière. Tout cela, il le relate dans son essai. «J’ai voulu montrer aux lecteurs que le rugby, ce n’est pas uniquement un sport ou une discipline mais ce sont surtout des valeurs», a déclaré Abdel Benazzi. Et d’ajouter : «Ces mêmes valeurs m’ont été inculquées ici au Maroc». En évoquant ces mots, ce sportif de grand calibre en a eu les larmes aux yeux. L’évocation de son pays a réveillé beaucoup de ses souvenirs. Des souvenirs faits d’émotions que l’auteur exprime dans son essai. Cette fois-ci, ce n’est pas de l’essai au rugby qu’il s’agit mais bel est bien d’un exercice littéraire sur lequel s’est penché Abdel Benazzi.
Certains, lors de la signature de livre vendredi, se sont demandé si le sportif s’est converti en écrivain. Aux curieux de savoir ce qui l’a poussé à se livrer à cet exercice d’écriture, Abdel Benazzi répond : «J’ai tenu à faire partager mes diverses expériences, mes joies et mes tristesses, et j’ai voulu rendre hommage à tous les passionnés de sport marocain». Et d’ajouter : «Je ne concevais en aucune façon ne pas partager mon parcours avec les autres»
Dans «Une vie à l’essai» préfacé par Nelson Mandela, Abdel Benazzi évoque également son combat pour l’intégration en France ainsi que sa volonté de réussir et de s’imposer au plus haut niveau. En outre, il a déclaré qu’il ne serait pas sorti vainqueur de ce combat s’il n’avait pas appris certaines valeurs au Maroc. «Quand on voyage avec certaines valeurs, cela crée en nous une envie de se surpasser», explique Abdel Benazzi. Ce-dernier n’a pas manqué de souligner qu’il a essayé de garder ces mêmes valeurs. «J’ai toujours imposé aux autres qu’on m’accepte tel que je suis» C’est là où semble résider le secret de la réussite professionnelle de ce rugbyman. Mais plus qu’un simple récit autobiographique, «Une vie à l’essai» met l’accent sur les différentes vertus du sport. «Le sport est un langage universel et, comme l’a déclaré Nelson Mandela, le sport inspire les êtres», renchérit Abdel Benazzi. Maintenant, après avoir mis fin à sa carrière sportive, Abdel Benazzi se consacre totalement à l’associatif aussi bien en France qu’au Maroc.
Dans sa ville natale, Adel Benazzi a crée l’ association «Noor» pour enseigner et faire aimer le rugby aux enfants démunis. Abdel Benazzi «ajoute sa pierre à l’édifice» en organisant les 23 et 24 avril, toujours dans l’Oriental une grande fête du sport. Une façon de tenter un autre essai vers la concrétisation des nouveaux défis de ce rugbyman dont le désir de se surpasser est infini.

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