Académie du Royaume du Maroc : Plein de nouveautés pour la saison 2017-2018

Académie du Royaume du Maroc : Plein de nouveautés pour la saison 2017-2018

Le cycle dédié à l’Afrique a permis de découvrir qu’il faut engager des études de plus en plus importantes pour essayer de connaître le monde. L’intérêt porté à l’Amérique latine étant prévu d’atteindre le même objectif.

«Avez-vous jamais beaucoup entendu parler des auteurs de langue arabe marocains qui ont reçu des prix dans le monde entier?». La question adressée, mercredi à Rabat, par Abdeljalil Lahjomri aux journalistes en marge de la conférence consacrée aux nouveautés de la saison 2017-2018 de l’Académie du Royaume du Maroc dont il est secrétaire perpétuel, est judicieuse, voire légitime. Déjà la réponse négative donnée par les représentants des médias s’apparente indéniablement à celle de tout citoyen lambda.

Détails de la saison 2017-2018 de l’Académie   

«Nous allons essayer de faire connaître les auteurs marocains qui ont eu des prix dans le monde et démontrer que, comme il y a ceux qui ont des prix dans des langues étrangères, beaucoup d’autres ont des prix dans leur langue nationale», précise M. Lahjomri.

Et ce n’est pas tout ! L’Académie a également repéré de par le monde arabe 80 compositeurs de musique classique. «Au Maroc, nous avons le grand compositeur Ahmed Essyad», souligne-t-il. Dans ce sens, l’académie envisage de créer un  cycle destiné  à faire connaître ces compositeurs du Maroc voire du monde arabe et dont les œuvres sont jouées par des artistes du monde arabe.

De plus, l’Académie collabore avec un jeune pianiste marocain qui propose de  créer un cycle de manifestations artistiques intitulé «Arabesques». Un concept permettant de découvrir la créativité artistique dans le monde arabe.

A travers cette démarche, l’Académie veut donner les impulsions qui permettent de trouver les artistes de demain.

Dans ce sens, l’Académie a renouvelé sa commission qui va continuer ses recherches pour que l’art du malhoun soit inscrit à l’Unesco comme patrimoine universel.

Un cycle dédié à l’Amérique latine

Après l’Afrique «comme horizon de pensée», c’est au tour de l’Amérique latine de faire l’objet d’un cycle dédié à cette partie du monde. «Le choix de l’Amérique latine est rentré dans un processus de réflexion sur la connaissance du monde», précise le secrétaire perpétuel. Selon ses dires, le cycle dédié à l’Afrique a permis de découvrir qu’il faut engager des études de plus en plus importantes pour essayer de connaître le monde. L’intérêt porté à l’Amérique latine étant prévu d’atteindre le même objectif. «Dans quelques années, nous allons essayer de faire l’Asie de l’est, ou la Russie et les pays aux alentours ou l’Europe comme horizon de pensée», projette-t-il. Cette démarche est, d’après lui, destinée à permettre d’essayer de déceler la manière dont ces pays vivent la mondialisation et les solutions trouvées ou non pour essayer de comprendre comment le Maroc s’insère dans la civilisation universelle. L’Afrique n’est pas en reste puisqu’elle continue à figurer dans le programme de l’Académie du Royaume. En Afrique, l’Académie a identifié 80 doctorants qui ont déjà fait des travaux très importants mais qui sont méconnus. «Nous allons les aider dans ce sens», ajoute M. Lahjomri. Il rappelle par l’occasion la Fondation Mandela qui forme les élites africaines avec la présence de celles marocaines.

Du cadre juridique de l’Académie

Selon le secrétaire perpétuel, l’Académie «nécessite une restructuration  telle que la voulait Sa Majesté au moment où j’ai été nommé secrétaire perpétuel». D’où l’intérêt de renouveler les textes juridiques qui permettent à l’Académie de sortir de l’isolement dans lequel elle se trouvait pour s’insérer dans l’évolution du Maroc moderne. «C’est cela qui est en train d’être fait», enchaîne-t-il.

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