Adieu Aziz Maouhoub le sage et l’hilarant

Adieu Aziz Maouhoub le sage et l’hilarant

L’acteur est décédé dimanche à Rabat

Son souvenir restera gravé dans les mémoires de plusieurs générations de par ses rôles notamment dans plusieurs pièces de théâtre. Ses œuvres continuent d’agrémenter les écrans en soirées ou en après-midi.

Une simple rencontre, par hasard, avec le défunt artiste Aziz Maouhoub, dans une artère r’batie, laissait toujours voir sa figure jeune. Une allure juvénile qu’il affichait, de son vivant, malgré la canitie qui coiffait sa tête. Tellement cet aspect trahissait son âge que Feu Aziz Maouhoub, de son vrai nom Abdelaziz Boualil, semblait avoir encore de longues années à vivre. Hélas, le destin s’est emparé, dimanche, de son âme à l’âge de 81 ans, des suites d’une maladie comme l’a annoncé sa famille.

S’il est parti à l’au-delà, l’acteur, né le 2 mars 1939 à Marrakech, son souvenir restera gravé dans les mémoires de plusieurs générations de par ses rôles notamment dans plusieurs pièces de théâtre. Ses œuvres continuent d’agrémenter les écrans en soirées ou en après-midi. Les personnages interprétés par l’artiste, lauréat de l’École des acteurs et du théâtre en 1962, dénotent, en fait, une performance pleine de sagesse. Le tout dans un sens de l’humour.

Le public a d’ailleurs connu feu Aziz Maouhoub, qui a contribué à la création du Syndicat national des professionnels du théâtre, sur les planches. C’est avec la troupe du théâtre national, menée par le comédien Mohamed El Jem, que le défunt s’affichait souvent.

Contacté lundi par téléphone en plein cortège funéraire, cet artiste semblait ému par la disparition d’Aziz Maouhoub dont les obsèques se sont déroulées après la prière d’Ad-dohr au cimetière Hay Ryad à Rabat. Un sentiment évident puisque les deux acteurs se sont partagé plusieurs scènes le temps de grandes pièces de théâtre dont «Oujouh El Khir», «Saâa Mebrouka» et «Ja w jab».   

Outre ces pièces de théâtre, le défunt artiste a participé à plusieurs œuvres télévisées, à savoir la série «Chajart zawiya» en 2003 et «Khat rajâa» en 2005 entre autres.

Des productions qui lui ont valu une décoration royale par Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Wissam Al Moukafaa Al Watania de 2ème classe (Commandeur). Une reconnaissance amplement méritée vu l’excellent parcours de l’artiste qui a marqué son temps et dont le nom restera sûrement gravé dans la mémoire du public qui a témoigné de son succès. Les générations futures pourront, à leur tour, attester de cette réussite en prenant du plaisir à visionner les œuvres auxquelles le défunt a pris part avant son départ incontestablement attristant pour ses admirateurs qui se souviendront certainement de lui à tout jamais !

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