Adil Fadili : «La campagne comporte tous les ingrédients d’un bon film»

Adil Fadili : «La campagne comporte tous les ingrédients d’un bon film»


ALM : Quel est le message de ce film ?
Adil Fadili : L’histoire est un prétexte pour comprendre la nature humaine. Ce qui m’intéresse c’est de parler de personnages. J’ai toujours aimé Shakespeare. Ses histoires sont intemporelles. Elles sont toujours d’actualité. On peut les adapter histoires à n’importe quelle époque parce qu’elles parlent du comportement de l’être humain. Je voulais évoquer dans ce film la difficulté de surpasser les présupposés et dire que parfois pour recevoir (ou passer) le flambeau, il faut faire des sacrifices. 

Votre téléfilm est-il l’adaptation d’une histoire vraie ?
En fait, c’est une fiction que j’ai développée avec le scénariste Toufik Hommani. Mais l’histoire du film est tellement vraisemblable qu’elle pourrait réellement exister dans n’importe quel milieu à n’importe quelle époque.

Pourquoi avez-vous choisi de tourner le film dans le milieu rural ?
La campagne peut comporter tous les ingrédients nécessaires au tournage d’un bon film : luminosité, nature, décors et personnages. Ce milieu peut également être un milieu favorable pour l’éclosion de personnages d’un fort caractère et de dimensions multiples qu’ils soient tragiques ou comiques. C’est dommage que la nouvelle génération ne s’intéresse pas assez à ces lieux qui nous entourent que sont les campagnes.

Dans quelle région a été tourné «Hajjar laouad»? Et avez-vous rencontré des difficultés durant le tournage ?
Ce film a été tourné dans la région de Settat, exactement à Ouled Saïd. Nous n’avons pas eu des difficultés énormes. Le seul problème qui se posait était celui du climat. Il fallait attendre à chaque fois que le temps soit clair. Car je voulais capter la lumière particulière de cette région.

Et pour quand la réalisation de votre premier long-métrage pour le grand écran ?
Je compte bientôt réaliser un long-métrage pour le grand écran. Mais avant cela, je commence en mars la réalisation d’un court-métrage qui s’intitulera «Courte vie». Il retrace le vécu d’une personne de sa naissance jusqu’à sa mort. Et ce, en 13min, la durée du film. La réalisation de courts-métrages constitue pour moi le dernier exercice avant la réalisation d’un long-métrage pour les salles de cinéma. Je suis en train d’explorer plusieurs pistes, pour ce projet futur que je compte commencer juste après achèvement de «Courte vie». Par ailleurs, je sors ce 15 janvier, un autre téléfilm pour le compte de la deuxième chaîne cette fois et qui s’intitule «Had assadaka» (Limite de l’amitié).


Le téléfilm «Hajjar laouad»


Le téléfilm «Hajjar laouad» raconte l’histoire de L’hadj Hattab, sexagénaire, maître cavalier traditionnel de père en fils. Il sent sa passion freinée par le poids des années et décide de passer le flambeau à l’un de ses fils. Voyant ces derniers complètement désintéressés de l’art de la Fantasia, il s’en retourne vers sa fille muette qui contrairement à ses frères éprouve une passion ardente pour la cavalerie. Mais les autres membres du village, feront vite de manifester leur mécontentement et émettent un avis défavorable à ce que Dawiya succède à son père. Commence alors à se dessiner le destin inattendu de cette jeune fille, au sein d’un village à dominance patriarcale dans un Maroc du début du siècle.

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