Affaire de la mise en vente aux enchères du spécimen : Aucun avis favorable n’a été délivré pour l’exportation de la queue du dinosaure

Affaire de la mise en vente aux enchères du spécimen : Aucun avis favorable n’a été délivré pour l’exportation de la queue du dinosaure

De nouvelles révélations dans l’affaire de la mise aux enchères d’une queue du dinosaure originaire du Maroc au Mexique. Après une enquête préliminaire lancée il y a quelques jours par le ministère de l’énergie, des mines et du développement durable pour tirer au clair les informations relayées par certains médias, la tutelle présente de nouveaux détails.

«Ces enquêtes ont confirmé que la direction de la géologie n’a délivré aucun avis favorable pour l’exportation de spécimens jugés de valeur patrimoniale, dont notamment les vertèbres fossiles objet des ventes en question». Et d’ajouter que la vente aux enchères, prévue au siège de Casa Morton à Lomas de Chapultepec au Mexique, portera sur une partie de la queue du dinosaure Atlasaurio qui, selon la maison de service évaluation d’antiquités Morton, pourrait être de l’espèce «Atlasaurus Imelakei» de la région d’Azilal. Selon la même source, des spécialistes en paléontologie marocaine ont attiré l’attention des autorités compétentes sur le contenu de cette annonce. En effet, selon certains parmi eux, «au cas où les vertèbres proviendraient réellement du Maroc comme l’avance la galerie de vente, cette queue de sauropode serait restaurée à partir d’un assemblage de vertèbres trouvées isolées, n’émanant pas de la même espèce et assemblées par un marchand». Le ministère de tutelle a également indiqué que «si ces fragments avaient été le résultat d’une fouille de scientifiques, un plan de fouille aurait dû être associé au spécimen vendu. Officiellement, il n’y a pas eu de fouilles dans l’Atlas depuis la découverte, par des équipes marocaines et internationales, de ce grand sauropode en 1979 et baptisé «Atlasaurus Imelakie».

Pour information, la queue de ce sauropode (dont une copie est exposée au ministère de l’énergie, des mines et du développement durable) est toujours conservée au niveau des locaux de ce ministère. Quant à l’origine du spécimen mis en vente, le ministère indique : «Aucune découverte de queue complète de sauropode n’a jamais été faite au Maroc. Mais, le fait qu’Atlasaurus soit le grand-père de tous les sauropodes donne un vernis commercial supplémentaire. D’autant plus, l’année 1999 correspond, en fait, à l’année de la publication officielle de la révision du nom d’Atlasaurus par M. Michel Monbarant et non pas à l’année de sa découverte». En effet, cette affaire rappelle celle récente du plésiosaure marin qui a été mis en vente à l’hôtel Drouot avant d’être restitué au Maroc et livré au ministère de l’énergie, des mines et du développement durable. Pour sa part, le ministère de la culture n’a encore livré aucun détail concernant ce sujet.

«L’enquête est toujours ouverte pour tirer au clair les informations», indique Abdellah Alaoui, directeur du patrimoine. Selon lui, la direction engagerait toutes les mesures nécessaires pour ouvrir une enquête internationale. «Si le squelette du dinosaure s’avère originaire du Maroc et qu’il a été transféré d’une façon illicite, nous procéderons à l’application de la convention de l’Unesco de 1970, concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriétés illicites des biens culturels», explique-t-il. 

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