Ahlam Lemseffer : L’art contemporain, un élément important de notre capital immatériel

Ahlam Lemseffer : L’art contemporain, un élément important de notre capital immatériel

ALM : Vous exposez vos créations à la galerie Noir sur Blanc à Marrakech, aux côtés d’artistes venues d’horizons différents, parlez-nous de cette exposition et ce qui la particularise…

Ahlam Lemseffer: «Une mer, deux rivages» est l’intitulé de cette exposition qui se poursuivra jusqu’au 15 février à la galerie Noir sur Blanc. Il s’agit du point de départ d’une coopération de quatre artistes confirmés avec une artiste marocaine. Ce projet a démarré sous forme d’atelier résidence d’artistes à la Maison de l’art contemporain le «MAC A» Briech Asilah au mois de septembre 2014. Cette résidence qui a duré trois semaines a été l’occasion d’un brassage et d’un échange d’expériences entre cinq artistes de cultures différentes, originaires d’Allemagne, du Portugal, d’Italie, de Tchèquie et du Maroc. Ces artistes ont travaillé sur un projet itinérant qui se produira dans d’autres pays avec une artiste du pays à chaque escale.
 
Qu’est-ce qui distingue vos créations lors de cette exposition ?

J’ai créé des panneaux gigantesques qui se superposent. Ces panneaux font partie d’une installation composée de toiles de différentes tailles allant de 5 à 8 m de haut, en conversation avec des mobiles suspendus au plafond, une façon de transcender l’espace.
 
Vous vous entourez de plusieurs artistes, parfois novices, lors de vos expositions. Sur quels critères basez-vous vos choix ?

Parallèlement à des expositions avec des confrères confirmés, nous organisons au «MAC A» des ateliers auxquels participent parfois de jeunes artistes.
En ce qui concerne cette exposition «Une mer, deux rivages» tenue à la galerie Noir sur Blanc, toutes les artistes sont des artistes confirmées et d’un certain âge qui ne sont guère novices pour reprendre votre expression. Toutes ont derrière elles un parcours artistique riche avec des expositions partout dans le monde.

Comment évaluez-vous l’art contemporain au Maroc ?

En bonne santé et de plus en plus innovant. Il est représenté au-delà des frontières, ce qui donne une bonne image du Maroc lors de grandes manifestations internationales. C’est un élément important de notre capital immatériel qui est un vecteur de développement du Maroc.
 
Quel est l’apport de votre association pour l’art et la culture dont vous présidez pour le symposium international d’art contemporain d’Asilah ?

Nous travaillons en équipe, ce qui fait de nos activités des moments forts de partage et d’échange. Dans chaque édition nous cherchons à développer ces moments entre artistes de divers horizons et de diverses cultures. Nous avons ainsi réuni dans les symposiums précédents des artistes de pays méditerranéens européens et du Moyen-Orient, ainsi que des artistes marocains du monde, de l’Espagne jusqu’à l’Australie.

Quels sont vos projets ?

Je suis en train de préparer des expositions au Maroc et à l’étranger sur le plan individuel et collectif avec bien évidemment des rencontres-symposiums à l’étranger.

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