Ahlam Lemseffer: Nous avons montré au public les différentes facettes de cet art millénaire qu’est la calligraphie

Ahlam Lemseffer: Nous avons montré au public les différentes facettes de cet art millénaire qu’est la calligraphie

Entretien avec Ahlam Lemseffer, artiste-peintre

Ahlam Lemseffer parle de l’objectif principal du sixième symposium international d’art contemporain ainsi que des activités marquant cet événement.

ALM : Quels enseignements avez-vous tirés de ce symposium?

Ahlam Lemseffer : Cette rencontre a mis en avant la calligraphie comme art visuel à part entière permettant de nous aider à combattre le quotidien dans sa banalité, ses heurts, ses agressions et à lutter au même titre contre l’extrémisme et ses dangers. Elle a permis de réunir -chose rare- dans un même espace toutes ces calligraphies chacune avec son histoire et son développement dû à son environnement et le sens de l’orientation qui lui ont été donnés.   

Quelles sont les principales activités ayant marqué cette sixième édition ?

Ce symposium a connu la participation de douze artistes calligraphes du Maroc, de la Chine, de l’Iran, de la Macédonie, du Japon, du Bahreïn et de la Turquie. Il a été marqué par l’organisation des ateliers/workshops, où les artistes ont réalisé des œuvres calligraphiques sur place. Une présentation par la poétesse Touria Majdouline de poésie calligraphique a montré une autre dimension visuelle de l’art de la calligraphie. Le peintre-calligraphe Maaya Wakasugi a réussi, quant à lui, à impressionner le public par une démonstration de la calligraphie gestuelle japonaise, organisée lors du vernissage de l’exposition collective MAC A EXPO et ayant clôturé les travaux de ce symposium. Cette exposition présente, jusqu’au 21 septembre, des œuvres réalisées par les douze artistes calligraphes lors d’un atelier programmé dans le cadre de cette sixième édition. Nous avons également programmé des tables rondes en rapport avec son objectif principal. 

Est-ce que ce sixième symposium a pu atteindre son objectif?

Cette rencontre a réussi à dépasser amplement son objectif. Nous avons pu présenter lors de cet événement un aspect représentatif de la calligraphie contemporaine dans le monde par la diversité des artistes qui ont pu travailler dans un même espace, échanger et débattre en permanence entre eux. Nous avons eu des visiteurs avertis et curieux et avons pu ainsi montrer au public les différentes facettes de cet art millénaire.                      

Quel est l’intérêt de la participation de toutes ces nationalités à cette édition ?

L’idée est d’initier le public aux différentes formes de la calligraphie existantes dans le monde. Nous parlons généralement de la calligraphie arabe et islamique et rarement des autres identités. La calligraphie arabe avait par son graphisme séduit Picasso. Elle continue encore aujourd’hui d’attirer des artistes du monde entier. La calligraphie japonaise avec son harmonie et son élégance des lignes crée une puissance esthétique reproduisant ainsi la sagesse millénaire de cet art. La calligraphie chinoise est cet art d’écrire avec des pinceaux et qui existe depuis plus de 3.000 ans.

Quelles sont vos prochaines activités prévues pendant cette saison ? 

Comme je viens de le dire, l’exposition MAC A EXPO 2017 se poursuit jusqu’au 21 septembre. Nous programmons, entre-temps, des ateliers pour enfants au Maroc et ceux des Marocains résidant à l’étranger (MRE) qui pourront bénéficier de ce projet pendant les vacances scolaires. Nous reprendrons aussi à l’automne nos activités prévues dans le cadre des ateliers résidences de dessin ainsi que ceux de gravure et de peinture.

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