Ahmed Chahid : «Nous voulons braquer les projecteurs sur les drames de l’immigration subsaharienne»

Ahmed Chahid : «Nous  voulons braquer les projecteurs sur les drames de l’immigration subsaharienne»

ALM : Quels sont les temps forts de la 9ème édition du Festival du film transsaharien de Zagora ?
Ahmed Chahid : Il y en a plusieurs, à vrai dire. Lors de cette 9ème édition, nous allons rendre hommage à l’une des figures emblématiques du grand et petit écran au Maroc, à savoir Mohamed Hassan Al Joundi. Et puis, le débat initié autour du thème majeur de cette édition : «L’immigration transsaharienne», en présence de spécialistes et de gens du cinéma ayant déjà travaillé sur cette thématique. Ainsi au programme, des projections d’une palette de films traitant le même sujet.

Pourquoi plus précisément «L’immigration transsaharienne» en tant que thème majeur ?
Il faut dire que le festival se veut toujours un espace d’échange et de débat ouvert sur les thèmes qui préoccupent la société. En d’autres termes, nous cherchons à produire une valeur ajoutée, en matière de débat public. D’où le choix de cette thématique.
Pourquoi exactement ce sujet ? Eh bien, nous voulons braquer les projecteurs une fois de plus sur ces drames qui surviennent dans les déserts malien, algérien, mauritanien, nigérien et aussi marocain, lors du passage des immigrés subsahariens.
Plusieurs personnes, notamment des femmes et des jeunes, perdent leur vie dans ces vastes endroits désertiques. Il serait aussi judicieux que le cinéma contribue à leur rendre hommage, dans leur quête insatiable d’une vie meilleure.

Qu’en est-t-il du concours du scénario ?
Bien évidemment, nous organisons le concours de scénario pour cette édition.
Le jury de cette compétition sera présidé par l’écrivain, scénariste et critique cinématographique Mustapha Mesnaoui. Ainsi le jury comprend également des personnalités connues et reconnues dans le monde du cinéma dans les pays arabes et en Europe, telles que le producteur et réalisateur français Laurent Bouhnik, le comédien algérien Hassan Quachach, le réalisateur égyptien Ezzeddine Said et la comédienne syrienne Lina Mrad.

Comment évaluez-vous le Festival du film transsaharien après 8 ans de son organisation?
Bien que nous voulions que ce soit vous qui fassiez cette évaluation, nous pouvons dire que le festival a d’abord tourné la page de la rencontre pour embrasser celle du festival, ce qui est déjà un pari gagné. En second lieu, nous avons désormais notre notoriété nationale et internationale, puisque le concours du scénario, créé il y a deux ans de cela, commence à produire ses effets positifs, dans la mesure où le festival est le producteur de deux films sur la base des deux scénarios gagnants lors des deux précédentes éditions, et enfin, nous ne cessons de renforcer notre mission de formation en faveur des jeunes de la région, à travers les ateliers animés par les professionnels nationaux et internationaux.

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