Ahmed Housni : «Chaque édition apporte son lot de nouveautés et d’originalité»

Ahmed Housni : «Chaque édition apporte son lot de nouveautés
et d’originalité»

Ahmed Housni, directeur du 18ème Festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan (FICMT), nous parle des objectifs et des nouveautés de cette édition.

ALM : En quoi ce 18ème FICMT se distingue-t-il des précédentes éditions ?
Ahmed Housni : Ce festival garde toujours le même thème du cinéma méditerranéen. Mais chaque édition apporte son lot de nouveautés et d’originalité. Les cinéastes, comédiens, écrivains, dramaturges… trouvent dans ce festival un espace incontournable pour faire connaître et partager leurs créations. Le programme de cette édition comporte une centaine de films programmés en compétition et en séances spéciales. Il s’agit de longs et courts métrages ainsi que des films documentaires d’une grande qualité artistique, esthétique et thématique. Le 18ème FICMT présente des films inédits, qui retracent les itinéraires de cette vague de mouvements populaires du Printemps arabe. Le colloque international et les tables rondes aborderont, cette année, des thèmes d’actualité, qui touchent à l’avenir de la production cinématographique méditerranéenne et internationale. Des hommages y seront rendus à quelques figures de proue du cinéma de Mare Nostrum.

Est-ce que le festival garde toujours le même objectif ?
Le FICMT se fixe le même objectif, depuis sa création par les Amis du cinéma de Tétouan (ACT), de promouvoir le septième art en général et la production cinématographique des pays du pourtour cinématographique en particulier. Nous essayons, au cours de chaque édition, de s’adapter aux événements artistiques, sociaux et politiques, qui agitent la Méditerranée et représentent pour les cinéastes une source inépuisable d’inspiration.

Quels sont les pays participants à cette édition?
En plus des pays qui participaient, depuis le lancement de cette manifestation cinématographique, nous essayons de nous ouvrir, au cours de chaque édition, sur d’autres cinématographies peu connues de notre public telles que le cinéma bosniaque, roumain, belge ou bulgare.

Quelles sont les grandes stars du cinéma méditerranéen présentes à ce 18ème festival?
Si vous jetez un coup d’œil à la programmation, vous allez vous rendre compte que la plus grande star de ce 18ème festival et les précédentes éditions est le «cinéma». Nous nous sommes toujours enorgueillis de présenter le meilleur du cinéma méditerranéen. Sans oublier pour autant les femmes et les hommes qui sont à l’origine de son développement. Nous faisons, chaque année, de notre mieux et selon nos moyens financiers, pour inviter des stars pour prendre part à ce festival. Il n’empêche que de grandes figures du cinéma méditerranéen seront, cette année, à l’honneur telles que l’actrice française Sandrine Bonnaire, l’acteur tunisien Hicham Rostom, les acteurs syriens Hola Amran et Lahlou Frès ainsi que l’acteur marocain Mohamed Majd et le cinéaste marocain Mohamed Ismail. 

Est-ce que, à votre avis, la faible participation des grandes stars, au cours des trois dernières années, est à l’origine de la perte d’une partie du public de ce festival?
L’instabilité politique que connaissent certains pays tels que l’Egypte et la Syrie a empêché la participation de quelques stars arabes au cours de la précédente édition. On risque, aussi, cette année, de connaître l’absence de certains grands du cinéma de ces pays arabes.

Quel est l’apport de ce festival à Tétouan?
La ville de Tétouan en profite à tous les niveaux, notamment artistique, culturel, économique et éducationnel.

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