Alain Robbe-Grillet face et profil

La vie et l’oeuvre de l’écrivain et cinéaste Alain Robbe-Grillet sont exposées depuis jeudi au conseil régional de Basse-Normandie, où l’Institut mémoires de l’édition contemporaine (Imec) présente une partie de ses fonds dédiés à celui qui a marqué autant par le Nouveau Roman que par ses fantasmes sado-érotiques.
L’Imec dévoile une partie de ses nombreuses archives relatives à Alain Robbe-Grillet, propriétaire d’une maison dans la région depuis 1963 et qui fêtera ses 80 ans en août. Manuscrits de ses oeuvres, de ses tournages, coupures de presse, souvenirs de voyage et même tickets de chambres d’hôtel: l’Imec possède une « profusion considérable » d’archives personnelles de l’auteur, acquises par le conseil régional de Basse-Normandie, explique Emmanuelle Lambert, l’un des deux commissaires de l’exposition. De la naissance de l’auteur en 1922 à Kerangoff, un faubourg de Brest, à l’écriture de ses premières oeuvres, de ses recherches de nouvelles formes d’expression à ses fantasmes sado-érotiques, du brouillon au livre enfin édité, la vie de l’homme est décryptée dans cette exposition « Alain Robbe-Grillet, le Voyageur du Nouveau Roman ». Dans la première salle qui lui est consacrée, l’enfance de l’homme et l’influence de la mer dans son oeuvre font face à la période où Robbe-Grillet arrive au siège des Editions de Minuit. Il y participera en meneur à la naissance du Nouveau Roman, aux côtés de Marguerite Duras ou encore de Nathalie Sarraute.
La deuxième salle s’ouvre sur une première européenne: l’exposition de l’intégralité des lithographies « Traces suspectes ». Une oeuvre sous forme de dialogue entre le peintre américain Robert Rauschenberg et Alain Robbe-Grillet réalisée entre 1972 et 1978. Dans la troisième salle, des très précis manuscrits qui lui permettaient de préparer ses tournages se mêlent aux collages qu’il a réalisés dans les années 1970.

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