Algérie : la presse écrite noyée dans les dettes

La presse écrite algérienne a cumulé au fil des années des dettes évaluées, par certains observateurs, à quelque 1,6 milliard de dinars, dont elle espère le règlement à la faveur de la mise en place récente d’une structure interministérielle.
La création d’un groupe de travail interministériel qui doit se pencher sur cet "épineux" problème, nourrit les spéculations sur un éventuel abandon de cette dette qui est souvent utilisée comme "moyen de pression" pour influencer la ligne éditoriale des titres de la presse privée.  Le journal "El Watan" se fait l’écho, mercredi, des attentes des opérateurs du secteur, vu "les conflits persistants entre imprimeurs et journaux".
Ces litiges ont eu souvent leur épilogue devant la justice, et le problème du règlement des arriérés des dettes a été invoqué contre certains titres pour des poursuites judiciaires, derrière lesquelles se profilent souvent des "pressions politiques".
Il sera question pour ce groupe de travail d’examiner "le dossier épineux de la chaîne logistique" qui lie les annonceurs publics, l’Agence nationale de publicité, les éditeurs, les imprimeurs et le fournisseur du papier journal, indique une source du ministère algérien de la communication. Les journaux critiquent le caractère contraignant d’une ancienne décision gouvernementale obligeant les organismes publics à passer par l’Agence nationale de publicité, procédure qui maintient les journaux à la merci de la manne publicitaire publique.
Les organes de la presse restent également attentifs quant à "l’objectivité" des critères qui seraient adoptés en cas d’allègement ou d’effacement des dettes.

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