«Amazones contemporaines» de Dieynabou Barry à Casablanca : Quand Dieynabou Barry valorise la force de la femme africaine

«Amazones contemporaines» de Dieynabou Barry à Casablanca : Quand Dieynabou Barry valorise la force de la femme africaine

«De nos jours, nous constatons que cette même femme est marginalisée alors qu’elle est déterminée à apporter sa pierre à la construction d’une Afrique forte et unie».

Diyenabou-Barry-Photo-Expo-Une panafricaniste dans l’âme. L’artiste pluridisciplinaire, Dieynabou Barry, native du Sénégal, compte plusieurs cordes à son arc.  Cette photographe et poète réalise des œuvres portant sur les femmes africaines  en  dévoilant leur beauté, forces, courage et élégance.

Son exposition «Amazones contemporaines», ouverte au public pendant un mois au Sofitel Tour Blanche à  Casablanca, abonde dans ce sens. Dans « Amazones contemporaines», l’artiste expose une série de photos criantes de vérité. C’est un véritable hommage aux femmes africaines. «La femme africaine a façonné l’Afrique par ses qualités exceptionnelles.

Au-delà de ces images, j’ai aussi voulu montrer qu’il est temps qu’on entende leur voix», a indiqué l’artiste  à ALM, lors du vernissage de l’exposition qui s’est déroulé récemment. Et d’ajouter  que «de nos jours, nous constatons que cette même femme est marginalisée alors qu’elle est déterminée à apporter sa pierre à la construction d’une Afrique forte et unie».

De ce fait, l’artiste présente une sélection  de photos mettant en valeur des guerrières du Royaume du Dahomey. Du Burkina Faso, elle donne à la princesse du Yennenga une touche new âge. La Sénégalaise, sur un tam-tam, semble suspendue dans le temps.

Le temps d’une voluptueuse contemplation de ses formes faussement emprisonnées dans des filets. Du Togo, elle s’interroge sur le sort des Mama Benz, ces femmes commerçantes qui se sont enrichies par la vente de tissus. L’Ivoirienne, avec son bustier d’or, fait le lien entre la splendeur aux temps de la reine Pokou et le retour de la paix et son corollaire, soit la relance économique.

Dans l’ensemble, Dieynabou Barry trouve le fil de l’anecdote pour interroger l’histoire, le quotidien dramatique, voire une réappropriation de son corps par la femme. Un corps toujours mis en valeur et parfois, le regard fige l’attention.

Pour rappel, Dieynabou Barry est d’origine guinéenne. Elle est née à Dakar et a grandi entre Abidjan et Dakar. Elle se sent ouest- africaine, ou plus globalement panafricaine.

Après avoir poursuivi des études de droits et communication et cofondé une agence de com’, Dieynabou Barry s’est finalement tournée vers sa passion, à savoir la photographie.

Elle capte l’instant présent illustré de poèmes. Travaillant en synergie avec un photographe maîtrisant l’art de la technique, l’artiste a préféré s’exprimer, communiquer, s’émerveiller et surtout dénoncer certaines atrocités que subissent les femmes à l’instar des viols, crimes de guerre, mutilations sexuelles et de l’enfermement du corps de la femme sous la bannière d’une certaine religion en voulant annihiler les us et coutumes et surtout l’ADN négroïde d’une partie de la population de l’Afrique sub-saharienne.

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