Amine Wakrim : «Il faut donner la chance à d’autres jeunes afin de montrer leurs talents»

Amine Wakrim : «Il faut donner la chance à d’autres jeunes afin de montrer leurs talents»

ALM : Le Festival international des cultures urbaines souffle sa 12ème bougie, quelles seront les nouveautés ?

Amine Wakrim : Cette année, il y aura la participation d’un grand nombre d’artistes et de danseurs venant de plusieurs pays notamment la France, l’Espagne, la Belgique, l’Allemagne, les Pays-bas, l’Angleterre, la Russie, l’USA, l’Algérie et la Tunisie. Il y aura 18 compétitions concernant plusieurs disciplines qui composent le hip-hop et la culture urbaine en général, notamment graffiti, parcours, freestyle, breakdance, house dance football, beat box, rap, didJeing, et autres. Plus de 800 participant(e)s (sportifs, artistes et danseurs) et plus de 5.000 bénéficiaires de plus de 10 pays y participent. Autre nouveauté qui marquera cette édition, la Fédération royale marocaine des sports aérobics, fitness va rassembler l’équipe des hip-hop pour participer au championnat du monde 2015. Le programme comporte également, des formations «danse hip-hop» et des ateliers qui seront organisés à l’institut français.

Quel bilan faites vous de ce festival ? Et qu’en est-il de son budget ?

Cela fait douze années qu’on organise ce festival. Il est le seul festival qui rend hommage aux cultures urbaines. Il a acquis une notoriété internationale il grandit. Il nous manque tout de même le soutien financier et celui des sponsors. Tout ce que je peux dire, qu’il est mal perçu par les autorités, même s’il est reconnu à l’échelle internationale. Son budget s’élève à 700 mille dirhams, alors cette année, on n’a pu rassembler que 19 mille dirhams. Malgré cela, nous allons continuer nos efforts pour faire grandir ce festival.

Quelle place occupent les cultures urbaines au Maroc ?

Les cultures urbaines ont leur place au Maroc, il faut juste le pouvoir de le défendre. Il y a des milliers des jeunes talents, rappeurs ou danseurs, qui existent qui n’ont eu jamais l’occasion de se produire au Maroc. Il faut donner la chance et l’occasion à d’autres jeunes afin de les encourager à montrer leurs talents.

Vous êtes le président de l’Association Espoir Jeunesse Maroc free style urban organisatrice de cet événement, quel rôle joue cette association ?

L’Association Espoir Jeunesse Maroc free style urban a pour objectif de rassembler, encadrer et former des jeunes danseurs, athlètes et artistes marocains dans le domaine des cultures urbaines. Elle organise des ateliers, des stages et workshops, en invitant des professionnels.  Elle a aussi pour objet le développement social et économique des acteurs du mouvement hip-hop, notamment ces jeunes filles ou garçons (12-25 ans) souvent originaires des milieux défavorisés.
 

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