Amine Wakrim : «La culture urbaine doit être reconnue et encadrée»

Amine Wakrim : «La culture urbaine doit être
reconnue et encadrée»

ALM : Quels seront les temps forts de la 8ème édition du Festival international des cultures urbaines de Meknès?
Amine Wakrim : Cette année il y aura plusieurs compétitions concernant les disciplines qui compose le Hip hop et la culture urbaine en général, notamment graffiti, parcours, freestyle, breakdance, house dance football, beat box, rap, didJeing, et autres. On a invité un jury professionnel pour cette édition. Je cite le Hollandais Steve Veusty, les Français feelingsam et Bboy Abbd-l, l’Allemand Aldo, l’Américain Bboy Bebe et la Brésilienne Bgirl Miwa. Au total entre 350 et 400 danseurs, athlètes et artistes marocains venus de différentes régions du Maroc et de l’étranger auront l’occasion de participer à cette manifestation. Actuellement 80% des participants étrangers ont confirmé leur participation.

Comment évaluez-vous cet évènement après 7 ans de son organisation ?
L’objectif de ce festival est de réunir le maximum des jeunes, de les encadrer à travers notre association «Espoir jeunesse Maroc free style urban dance». Sept années qu’on organise cet événement qui a acquis une notoriété internationale. Nos primés ont régulièrement des résultats positifs dans d’autres événements à l’étranger. Il nous manque tout de même le soutien financier. Ce festival est mal perçu par les autorités, même s’il est reconnu à l’échelle internationale. Cette année, on essaye de coordonner des réunions avec la wilaya de Meknès et le centre régional du tourisme afin de trouver des moyens de financement. Le budget de cette manifestation s’élève à 500 mille dirhams.

Quelle place occupe la culture urbaine dans la société marocaine ?
Il nous faut beaucoup de temps afin de comprendre la place de la culture urbaine dans notre société. La culture urbaine doit être reconnue et encadrée à travers l’école, l’organisation de débats et table ronde. Je peux dire que les organisateur des festivals nationaux font du copier coller chaque année en invitant à chaque fois les mêmes rappeurs et les mêmes groupes de danseurs. Cela ne reflète en rien le véritable potentiel de cette culture. Alors qu’ il y a des milliers des jeunes talents, rappeurs ou danseurs, qui existent aussi bien à Meknès qu’au niveau d’autres villes marocaines et qui n’ont eu jamais l’occasion de se produire au Maroc. Il faut donner la chance et l’occasion à d’autres jeunes afin de les encourager à montrer leurs talents.


 «Espoir jeunesse Maroc free style urban» en quelque ligne
L’association «Espoir jeunesse Maroc free style urban» a été créée en 2008. C’est une association qui représente le hip hop à un échelon régional, national et transfrontalier, ayant acquis une certaine expérience dans l’organisation de battles de danse et par là même une bonne connaissance du réseau de danseurs hip hop. Cette association présidée par Amine Wakrim a pour objectif de rassembler, encadrer et former des jeunes danseurs marocains. Elle a aussi pour objet le développement social et économique des acteurs du mouvement hip hop et notamment ces jeunes filles ou garçons (12-25 ans) souvent originaires des milieux défavorables.

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