Animation : le Maroc ne fait pas son cinéma

Le cinéma d’animation refait parler de lui. Après le festival international du cinéma d’animation de Meknès (FICAM), c’est au tour de la journée internationale du cinéma d’animation. Cet évènement est célébré tous les 28 octobre de chaque année. Le Maroc ne fait pas exception à la règle, il prend part à cette manifestation cinématographique au côté d’autres pays. C’est à cet effet que l’Institut français de Meknès, organisateur du FICAM s’associe pour la deuxième année consécutive à l’association française du cinéma d’animation  (AFCA) et à l’association internationale du film d’animation pour célébrer cette journée. Une journée qui commémore la première projection publique du théâtre optique d’Emile Reynaud à Paris au musée grevin en 1892.
Mais ce n’est qu’en 2004 que le Maroc en plus d’une trentaine de pays ont participé aux célébrations. L’institut français de Meknés prévoit la projection de deux films d’animation. Il s’agit du film «Loulou et autres loups» de Grégoire Solotareff ainsi que «triplettes de Belleville» de Sylvain Chomet. Ces films d’animations seront projetés dans deux endroits distincts : l’institut français et la médina de Meknès en plein air.
Mohamed Beyoud, chargé de l’action culturelle dans cette institution, explique cette initiative par l’absence d’activités artistiques et culturelles proches de la population. «Nous avions déjà tenté cette expérience l’année dernière lors du FICAM et cela avait eu un échos très favorable, les enfants étaient très réactifs».
La programmation de cette journée internationale du cinéma d’animation ne prévoit pas cependant des films de cinéastes d’animation marocains. Mohamed Beyoud explique que la production marocaine en films d’animation est très faible. «Ces dernières années, il y a eu très peu de films d’animation, étant donné que c’est une technique assez couteuse ». Et d’ajouter: «tous les films qui existent ont déjà été projetés dans le cadre du FICAM». Cette raison viendrait justifier l’absence de films d’animation marocains à cette journée. En attendant que les cinéastes d’animation réalisent de nouveaux films, ce sont les œuvres de metteurs en scène français qui seront représentés à cette journée. Loulou et autres loups vise les enfants de 4 à 10 ans. Grégoire avait rapporté dans une de ses déclarations en public que ce film raconte l’histoire de la raison triomphant de l’instinct. Dépasser ses pulsions archaïques, surmonter sa violence, la canaliser vers des buts plus élevés. Apprendre à vivre dans la société de l’autre. Viser l’harmonie. C’est l’expérience que fait notre jeune loup au fil d’une aventure qui évite soigneusement le prêchi-prêcha et la morosité». A l’opposé «Triplettes de Belleville» touche un public beaucoup plus âgé. Ce long-métrage d’animation de l’auteur  de «La vieille dame et les pigeons» selectionné pour l’édition 2003 du cinéma de Cannes aurait obtenu un succès considérable auprès du public international. Certains observateurs disent de ce film de Sylvain Chomet qu’il est «poétique, loufoque et nostalgique à souhait».
Ce film entraîne le spectateur sur les traces de coureurs cyclistes et de vieilles filles en bisbille avec la mafia. “Triplettes de Belleville” semble être clairement influencé par le cinéma muet. Le dialogue est absent.
C’est ainsi que l’aspect esthétique et visuel prend de l’ampleur. En somme la journée internationale du cinéma d’animation est sous le signe du rire et du loufoque. Un style animé.

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