Appels à retirer le seul film égyptien en compétition au Caire

Lors d’un meeting organisé au siège de l’Ordre des avocats au Caire pour protester contre la programmation du film du réalisateur contesté, des dizaines de cinéastes et de critiques ont réclamé, dans un communiqué reçu lundi, que le film, « Amours de filles », soit retiré de la compétition officielle. Les cinéastes critiquent le réalisateur non pour ce film, mais pour un précédent, « Une barrière nous sépare », qui a été réalisé en 1993 et raconte une histoire d’amour impossible entre un Egyptien et une jeune juive, à Londres. Le film « Une barrière nous sépare » a été projeté au cours du meeting dimanche soir et vivement critiqué par l’audience. « Aucun réalisateur israélien n’aurait pu faire un film qui se moque autant des Arabes et montrer une aussi forte emprise d’une jeune juive sur un Arabe », s’est exclamé l’ancien président du festival cinématographique d’Alexandrie, Moustapha Moharram. Le film « Amours de filles » a été programmé in extremis pour figurer à la compétition officielle, les producteurs du film « J’aime le cinéma » d’Oussama Fawzi, initialement prévu pour concourir, s’étant excusés avant l’ouverture du festival car le film n’était pas prêt. « Amours de filles » raconte lui l’histoire de trois demi-soeurs, nées d’un même père mais de mères différentes, et qui ne se connaissent pas. Elles se retrouvent dans la maison familiale à la mort du père, qui demande dans son testament qu’elles vivent ensemble pendant un an avant de pouvoir hériter. Khaled al-Hagar s’était défendu la semaine dernière de prôner la normalisation avec Israël et avait condamné « les pratiques oppressives d’Israël contre le peuple palestinien ». Parmi les autres films retenus pour la compétition officielle figurent deux films français, « Le Coût de la vie » de Philippe Le Guay (2003), et « Filles uniques » de Pierre Jolivet (2002). Un film palestinien, « La saison des olives » de Hanna Elias, deux films syriens, « Ce que veulent les auditeurs » (Abdel Latif Abdel Hamid) et « Visions poétiques » (Waha Al-Raheb), ainsi que « La danse du vent » (Tunisie, Tayeb Al-Wahichi) et des longs métrages de 12 autres pays occidentaux et asiatiques prennent part à la compétition.

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