Asilah fête ses habitants : Le Moussem de la ville s’est clôturé vendredi dernier

Asilah fête ses habitants : Le Moussem de la ville s’est clôturé vendredi dernier

En plus des prix de la mère modèle, l’ouvrière, l’artisan et le pêcheur, les organisateurs ont remis, lors de cette manifestation, d’autres distinctions, dont celles de l’environnement, du sportif des meilleurs bacheliers.

Le quarantième Moussem culturel international d’Asilah s’est clôturé, vendredi 20 juillet, dans une ambiance festive. A l’instar des éditions précédentes, cette séance de clôture a été marquée par la traditionnelle remise des prix aux habitants de la ville, et ce pour leurs actions et réalisations ayant eu lieu dans les différents domaines au titre de la saison 2017-2018. Les organisateurs ont jeté leur dévolu cette année à Haja Fettoum El Yesfi pour lui attribuer le prix de la mère modèle. Née en 1949 à Asilah, l’heureuse lauréate de ce prix est «un modèle de femme combattante marocaine. Fettoum El Yesfi faisait partie de la première génération de jeunes filles zaïlachies ayant fait leurs études à l’extérieur de sa ville natale d’Asilah. Elle a poursuivi ses études secondaires au lycée Khadija Al Mouminine à Tétouan jusqu’au niveau du baccalauréat lettres modernes», a souligné Mohamed Benaïssa, président de la commune d’Asilah et secrétaire général de la Fondation du Forum d’Asilah, organisatrice de cet événement.

Comme la plupart de jeunes filles, issues des familles traditionnelles, Mme El Yesfi a dû arrêter, malgré ses bons résultats scolaires, ses études pour se marier en 1972 à Feu Khalil Alouat, qui exerçait comme enseignant à l’époque. Elle a réussi avec son défunt époux à faire de leur mieux pour assurer une bonne éducation à leurs six enfants, qui mènent actuellement avec succès leur vie privée et professionnelle aussi bien au Maroc qu’à l’étranger. Mme El Yesfi est aujourd’hui une grand-mère comblée de neuf petits-fils et petites-filles, auxquels elle souhaite un avenir meilleur que leurs parents respectifs.   

Concernant le prix de la femme ouvrière 2018, celui-ci a été décerné à Fettoum Bittioui native elle-même d’Asilah, depuis près de 80 ans. Issue d’une famille pauvre, elle n’a jamais mis les pieds à l’école, mais elle était amené un an après le décès de son époux (en 1972) de passer plus de 40 ans de sa vie comme cuisinière d’internat à l’école Mohamed Idrissi, et ce pour pouvoir élever et subvenir aux besoins de ses enfants. Connue par sa bonté et sa gentillesse, cette Zaïlachie de souche était aimée par tous les élèves de cet établissement primaire qu’ils tenaient, tous, à l’appeler par respect «Hbabi». Fettoum Bittioui a décidé, une fois à la retraite, de s’inscrire à des cours d’alphabétisation pour réaliser son rêve d’enfance : apprendre à lire et à écrire. Elle a réussi ces dernières années à recevoir plusieurs distinctions pour sa récitation du Coran. Quant au prix de l’artisan, celui-ci a été revenu à  Saïda Nibou pour sa réussite et savoir-faire comme cuisinière/pâtissière dans des fêtes à Asilah et zones avoisinantes. Celui du pêcheur, il a été attribué à Mohamed Manchouba (alias Tarbouch), qui a exercé plus de 50 ans son métier en mer.

En plus des prix de la mère modèle, l’ouvrière, l’artisan et le pêcheur, les organisateurs ont remis, lors de cette manifestation, d’autres distinctions, dont celles de l’environnement, du sportif des meilleurs bacheliers.

Il est à noter que cette cérémonie de clôture a été marquée également par l’hommage rendu à M. Benaïssa pour ses efforts déployés pendant plus de 40 ans pour faire perdurer ce Moussem et comme président de la commune d’Asilah.

 

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