Assia Lakhlif : «J’aime que mes films portent la belle empreinte marocaine»

Assia Lakhlif : «J’aime que mes films portent la belle empreinte marocaine»

ALM : Que représente pour vous votre participation à ce 8ème Festival du court métrage?
Assia Lakhlif : C’est la première fois que je participe à un événement cinématographique organisé au Maroc. Mon dernier film «Take me away» (Emmène-moi loin), dont le tournage s’est déroulé à Taza, a été diffusé lors de plusieurs festivals dont ceux de Cannes, d’Amman ainsi que dans deux autres festivals de film organisés à Los Angeles. Mon actuelle participation à ce festival permet aux acteurs marocains participant à mon dernier film de le voir sur grand écran et non pas en DVD.

D’où vous est venue l’idée du titre de votre court métrage ?
«Take me away» est tiré d’une histoire réelle. J’ai une tante qui habite à Taza et qui avait l’habitude de nous rendre visite pendant mon séjour avec ma famille au Maroc, plus précisément dans notre maison à Casablanca. Je voulais, à travers ce film, raconter ce qu’elle vivait à chaque fois que quelqu’un venait demander l’une de ses filles en mariage…

Est-ce que «Take me away» est votre premier film tourné au Maroc ?
J’ai réalisé jusqu’à maintenant six courts métrages dont deux au Maroc. «Take me away» est mon deuxième film tourné au Maroc. Alors que mes quatre premiers courts métrages ont été filmés entre New York et Los Angeles. J’ai rencontré au début du tournage de mon premier film au Maroc un peu de difficultés. Mais j’ai vite trouvé du soutien : j’ai eu par exemple facilement l’autorisation de l’Office national des chemins de fer de tourner à bord du train. Les autres membres de ma famille qui habitent à Taza m’ont beaucoup aidée et facilité le tournage de mon film «Take me away» dans cette ville.

Après avoir tourné deux de vos films au Maroc, ne comptez-vous pas vous installer définitivement au Maroc ?
Je vis aux Etats-Unis depuis l’âge de huit ans. Mes parents, ma sœur et moi avons l’habitude de passer chaque année les vacances d’été au Maroc. En tant que scénariste et réalisatrice, j’aime tourner au Maroc. J’aime la nature et la lumière de mon pays. J’en garde dans ma mémoire de beaux souvenirs. Et j’aime que mes films portent la belle empreinte marocaine. Je continue à enseigner l’art dramatique dans l’université à New York. Je collabore dans le tournage des films dont le dernier «The son of no one», «Le fils de personne», est réalisé par Dito Montiel et interprété entre autres par Al Pacino, Channing Tatum et Juliette Binoche.

Ne pensez-vous pas que le moment est enfin venu pour vous de réaliser un long métrage ?
Je viens de terminer le scénario de mon premier long métrage. Mes souvenirs et mes visites au Maroc m’ont inspiré le thème de ce film. Lequel sera tourné à Marrakech. «Heures de visite » est le titre provisoire de mon prochain film, qui raconte l’histoire d’une jeune infirmière qui travaille dans une clinique.

Comment avez-vous découvert votre passion pour le cinéma ?
J’aimais dessiner quand j’étais encore petite fille. Je me suis inscrite plus tard dans des écoles de beaux-arts à New York. J’ai ainsi vu développer en moi ma passion pour la peinture, la photographie et l’écriture. Et c’est mon amour pour le cinéma qui m’a poussée à devenir artiste.

Avez-vous un projet d’un nouveau film?
Je suis en train d’écrire le texte d’un autre long métrage sur la superstition dans notre culture marocaine. J’essaie d’y expliquer comment des croyances et des pratiques superstitieuses sont transmises aux enfants…

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