Association des amis de l’hôpital d’enfants de Rabat: Quand la philanthropie «atteint» les enfants

Association des amis de l’hôpital d’enfants de Rabat: Quand la philanthropie «atteint» les enfants

Il est fort connu que le mécénat est la raison d’exister de différentes structures. C’est aussi le cas de l’Association des amis de l’hôpital d’enfants de Rabat (AAHER) ayant organisé dimanche dans la capitale un dîner de gala dont les rentes sont consacrées aux enfants que cette structure prend en charge.

«Quand nous avons un besoin dans notre trésorerie, nous avons l’idée d’organiser un dîner de gala qui draine un monde extraordinaire dans la convivialité et la sympathie. Il y a en même temps une contribution pour pouvoir sauver des enfants au maximum», précise en marge de la carémonie Abdelhak Sahli, attaché de direction chargé des relations extérieures auprès de l’association fondée en 2006. Une structure qui parraine des chambres dans l’hôpital d’enfants de Rabat. «L’AAHER a pris l’initiative de rendre une chambre plus humaine pour que la mère puisse rester avec son enfant dans un confort idéal», poursuit-il en rappelant la contribution de différents organismes sur le plan national et international à l’instar de l’INDH et la CDG qui ont apporté leur contribution.

Pour l’heure, l’association ne prend pas de pathologie spécifique. «Les seules pathologies qu’on ne peut pas recevoir ni à l’association ni à la maison de l’enfant relevant de la fondation Mohammed V, ce sont les maladies contagieuses», détaille M. Sahli qui rappelle l’existence d’une forme de surveillance pour éviter toute propagation de la maladie.

Outre ses propres moyens, la structure développe des liens solides avec des partenaires, voire des radiologues et biologistes. «Il y a un élément fondamental c’est celui de la confiance», poursuit l’interlocuteur en rappelant la proposition faite par des mécènes pour payer des chirurgies cardiologiques au profit d’enfants indigents.

Interrogé sur la différence entre une association qui informe sur ses activités et une autre qui ne le fait pas, M. Sahli répond : «Nous avons une forme de piété et avons l’impression que le fait de faire du tapage pour le bénévolat est susceptible d’être interprété  comme un hameçon pour attirer des gens. Comme cela peut être interprété par une envie de se faire une petite pub. Alors que nous faisons les choses avec spontanéité».

De plus, l’attaché de direction chargé des relations extérieures prend appui dans le credo de la présidente de l’association, Mouna Hajjouji. «Elle estime que le bon Dieu est omniscient», indique-t-il à propos de la responsable de la structure.

Ceci étant, la cérémonie était animée par plusieurs artistes, notamment la chanteuse du Melhoun, Leila Mrini, marraine de l’association.

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