septembre 24, 2017

«Attokoussy» : Un projet d’art et de recherche sur les croyances au Maroc

«Attokoussy» : Un projet d’art et de recherche sur les croyances au Maroc

Résidence, expositions et cycle de conférences au programme

Déployer des pensées endogènes et contemporaines sur les croyances au Maroc, tel est l’objectif du programme «Attokoussy». Il s’agit d’un projet d’art et de recherche collectif qui ouvre un espace de réflexion et d’expression sur les rituels et les mythes au Maroc. Initié par l’espace le Cube – independent art room de Rabat en collabotation avec Hinterland galeri, ce projet est né d’un besoin de proposer de nouvelles visions sur ces thématiques longtemps abordées et folklorisées. «Dans chaque culture, chaque classe sociale, chaque espace géographique et chaque époque, même la plus contemporaine, existent des rites. Ces us défient le temps, varient selon les cultures et les religions, et leurs origines restent pour la plupart méconnues», expliquent les initiateurs de ce programme.

Et d’ajouter que «la présence de ces récits et de ces rituels, inhérente à toutes les régions du monde, est particulièrement forte dans les mœurs et les quotidiens au Maroc. Transmises oralement, ces pratiques constituent un riche patrimoine immatériel». Dans ce sens, le Cube – independent art room accueille quatre artistes marocains, à réfléchir ensemble à ces thématiques. On retrouve l’artiste contemporaine Zainab Andalibe. Celle-ci a travaillé sur une appropriation féminine de la musique gnawa, une pratique traditionnellement masculine, à travers la vidéo d’une performance. De son côté on distingue Abdessamad El Montassir. L’ensemble de ses projets et recherches ouvre des espaces de négociation pour les micro-histoires, rendues invisibles par l’histoire officielle.

La résidence réunit également la Casablancaise Leila Sadel. Celle-ci a précédemment réalisé la série de photographie «Présences» durant une résidence avec l’IF de Marrakech, sur les rituels au quotidien. Il ne faut pas oublier l’artiste Mohammed Laouli. Son travail dessine une analyse endogène des espaces dans lesquels il évolue, en décomposant les éléments qui l’entourent afin de déboucher sur une dissection totale, un état des lieux. Il explore les phénomènes qui traversent, déforment ou marquent la société. D’autant plus, le projet inclut également une collaboration avec trois artistes kurde, autrichien, et australien. Outre cette résidence, une série d’expositions, des ateliers , un cycle de conférences et de rencontres sont inscrits au programme. Ainsi, les nombreuses propositions qui composent «Attokoussy» appellent une infinité d’associations symboliques, perceptives et sensorielles, que les spectateurs sont invités à observer de manière kaléidoscopique, à la lumière du passé et du présent.

Dates de résidence et d’exposition

• Maison Denise Masson (Marrakech)

Résidence du 3 au 17 septembre 2017 : Exposition
au printemps 2018

• Le Cube – independent art room (Rabat)

Exposition du 19 septembre au 27 octobre 2017

• Espace Hinterland (Vienne)

Exposition du 15 novembre au 22 décembre 2017

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