Azzeddine Khamrich : «Un traitement juridique doublé du plaidoyer diplomatique»

Azzeddine Khamrich : «Un traitement juridique doublé du plaidoyer diplomatique»

Entretien avec Azzeddine Khamrichprofesseur spécialisé dans l’affaire du Sahara

Azzeddine Khamrich, professeur à l’Université Hassan II-Casablanca, a signé, mercredi soir au 25ème Salon international de l’édition et du livre, la 2ème édition de son ouvrage «Prospection en histoire du conflit maroco-algérien : L’affaire du Sahara dans le contexte de la deuxième royauté». Il en révèle le contenu et en explicite la particularité par rapport à d’autres qui ont traité de la même question.

ALM : Comment avez-vous mené votre prospection ? Et où est-ce que vous avez puisé vos sources ?    

Azzeddine Khamrich : J’ai entrepris cette recherche approfondie en remontant à l’histoire des relations maroco-algériennes.

Celles-ci s’articulent notamment autour du dossier du Sahara. Dans mon livre, il était question de dresser une chronologie de l’évolution du conflit à propos de cette affaire. Quant à mes sources, elles sont fiables puisque j’ai fait une recherche scientifique. Dans ce sens, j’ai eu recours à des références documentées et publications d’experts dont la compétence est confirmée.

Qu’insinuez-vous par la deuxième royauté ?

En sciences politiques ou humaines, nous procédons à l’analyse de périodes historiques d’un roi ou un leader qui a marqué son règne par des qualificatifs donnés à ces durées. A elle seule, la deuxième royauté insinue la nouvelle ère de SM le Roi Mohammed VI. Son règne est marqué par le nouveau concept du pouvoir qu’il a initié après son intronisation dans le discours du Trône en 1999.

Pourriez-vous analyser le contenu du livre?

Cette publication est un plaidoyer diplomatique, politique, juridique et historique pour la marocanité du Sahara et les droits légitimes des provinces du Sud. En détail, la chronologie, que je dresse, débute depuis 1975 en passant par des faits aux niveaux national, provincial et régional. Le tout en abordant des différentes résolutions des Nations Unies pour arriver à la dernière nouveauté ayant trait au dossier du Sahara.

Qu’en est-il de l’apport de la 2ème édition ?

Il s’agit d’une version mise à jour et corrigée puisque l’affaire du Sahara est marquée par des développements. C’est pourquoi j’ai ajouté toutes les nouveautés, les résolutions ainsi que la récente rencontre, en janvier à Genève, de l’envoyé spécial de l’ONU avec les parties au conflit.

Quelle est la différence entre votre publication et celles ayant abordé le même sujet?

Tous les auteurs qui ont traité du Sahara ont abordé celui-ci selon un angle déterminé. Pour ma part, en tant que professeur spécialisé dans l’affaire du Sahara, mon livre se base principalement sur les relations internationales et le droit international. Cette deuxième discipline a adopté une position juste à l’égard du Maroc à travers les résolutions de la Cour internationale de justice outre celles de l’ONU. En outre, mon traitement juridique est doublé du plaidoyer diplomatique. L’objectif étant d’éclairer le citoyen marocain pour défendre l’affaire du Sahara par le biais de faits réels. Mon approche juridique se veut également de démontrer la manière dont le Maroc peut, dans le cadre d’une diplomatie scientifique, convaincre la communauté internationale de l’évidence de l’affaire du Sahara.

Comment l’université prend-elle en charge ses publications?

L’université prépare un espace pour les professeurs afin de publier leurs œuvres et les présenter lors du Salon. Il est vrai que certaines universités ont des contrats avec des maisons d’édition. Cependant, les productions scientifiques des professeurs sont éditées par les fonds personnels de ceux-ci dans le cadre de la recherche scientifique. Il n’existe pas vraiment de soutien de l’université et du ministère de tutelle.      

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