Bayi et Boustane célèbrent la lettre arabe à Dubai

Bayi et Boustane célèbrent la lettre arabe à Dubai

Du 7 avril au 7 juin, les deux artistes-peintres Khalid Bayi et Mohamed Boustane prendront part à Dubai afin de participer à la 4ème biennale d’Acharika au Emirats. «Je suis très heureux de prendre part pour la première fois à cette manifestation grandiose. Je participe dans une exposition collective avec quatre œuvres dont deux toiles et deux sculptures», a indiqué à ALM Khalid Bayi, artiste-peintre. Fasciné par l’art calligraphique, Khalid Bayi cherche à donner à la lettre arabe un nouvel aspect. «Chaque lettre arabe se caractérise par sa sensation unique et son aspect esthétique. L’artiste-plasticien doit donner un nouvel élan à cet art», ajoute M. Bayi. «Cet artiste surpasse le simple tracé lettral, si fignolé soit-il pour son geste à une création picturale complète très  convaincante. Sa manière calligraphique émane d’un jeu de formes dont le signe est appelé à recevoir la lumière et à la dégager. C’est une écriture esthétique qui mêle savoir et beauté, mémoire et séduction», a écrit Abderrahmane Benhamza , poète et critique d’art. L’artiste-peintre Mohamed Boustane expose pour sa part, vingt œuvres récentes dédiés spécialement à cette biennale. «Je suis très fier de représenter le Maroc dans cette aventure importante et j’espère que ce genre d’événement soit organisé dans d’autres capitales arabes», a indiqué à ALM, Mohamed Boustane. Ces œuvres s’inscrivent toujours dans le contexte de la lettre arabe. Les compositions magistrales de Boustane, dominées par l’envoûtement du rythme de la lettre, véhiculent une esthétique, un sens du sacré qui interpelle l’universel. «J’essayé de dévoiler le souffle du trait, et de donner à la lettre une autre vision et un nouvel esprit». Mohamed Boustane est l’un des artistes calligraphes marocains les plus représentatifs. Maniant les lettres arabes sur papier, peau et thuya, Boustane célèbre la lettre au-delà de l’esthétique, dans un univers très sobrement coloré. Son écriture, essentiellement gestuelle, cible parfois une représentation géométrique déterminée. Les phrases forment un corps solidement maintenu et les mots, comme mûs, happés par l’esprit qui traverse chaque œuvre, semblent se précipiter dans un espace inconnu. Comme aime à le souligner Boustane, «le signe est le produit de l’interaction de toutes les civilisations… telle est l’histoire de toutes les calligraphies».Notons que la biennale d’Acharika s’organise chaque deux années à Dubai. Elle vise à valoriser l’art calligraphique arabe et le conserver autant qu’un patrimoine humain et esthétique ainsi elle vise à le reconnaître pratiquement et théoriquement à travers ses concepts et ses écoles.

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