Ben M’sik se met en scène

Ben M’sik se met en scène

L’art vidéo investit la ville de Casablanca. Créé en 1993, le Festival international de l’art vidéo de Casablanca se poursuit toujours. Aujourd’hui, il vient d’atteindre sa 12ème édition. Cette dernière propose un menu varié avec des prestations d’artistes du Canada, de la France, du Maroc et aussi de l’Irak. Pour innover, le comité d’organisation ajoutera à la programmation d’autres activités culturelles. En plus des inévitables installations vidéos, il y aura également des spectacles de danse et de chorégraphie. «Une grande partie du programme sera destinée cette année aux performances et aux spectacles de musique électronique et sonore ». Aussi, plusieurs exposition, et représentations auront lieu dans divers espaces de la ville de Casablanca, à savoir la Villa de Arts, le Complexe culturel Moulay Rachid, le complexe culturel Touria Sekkat ainsi que l’Institut français de Casablanca. Le coup d’envoi de cette manifestation a eu lieu hier lundi par une présentation d’une vidéo sur la faculté de Ben M’Sik ainsi que la présentation de la performance « Violin power » de Steina Vasuka. Le programme se poursuit, entre autres, avec des chorégraphies qui mettent en scène l’art vidéo comme noyau dur de la pièce. C’est le cas de la pièce « Tokyo Line » adaptée en vidéo de « Line » de l’écrivain japonais Murakami Ryu. « Tokyo Line » est mise en scène par Véronique Caye. L’auteur de «Line» dresse des portraits d’individus désespérés; L’adaptation essaie de mettre en scène cette souffrance et ce désespoir. L’espace d’une nuit, une vingtaine de trajectoires se croisent dans la mégapole de Tokyo. De petits drames en vraies détresses, de confessions en soliloques balbutiés, les personnages disparaissent les uns après les autres, comme dans une course de relais après le passage du témoin. À chaque scène, son personnage, sa souffrance et son isolement. De scène en scène, d’un personnage à l’autre, l’histoire dévoile un kaléidoscope de souffrances, de cauchemars, de paranoïas et de violence meurtrière. Dans ce monde noir, Yûko voit et entend les signaux électriques qui circulent dans les câbles. Personnage central du texte, elle incarne une métaphore de résistance face à cette ville où tous se perdent. La scénographie est de Pacale Stih et la musique de Fréderic Minier.
Parmi les autres représentations sur lesquelles le comité d’organisation a misé gros, se trouve «Composition 121 ». C’est une performance vidéo réalisée par l’artiste irakien Imad Mansour. Ce dernier est né en 1964 à Bagdad. Diplômé de mise en scène cinématographique en 1986, Imad Mansour est peintre et graphiste au Moyen-Orient et en Europe.
Il participe à plusieurs expositions personnelles et collectives. Depuis 2002, il vit et travaille entre la France et le Maroc. Sa performance «Composition 121 » qu’il présente au festival, « est une surface, ou plutôt une «île», dont les habitants cohabitent dans les conflits, les désirs, les différences, la ressemblance, les rencontres, l’ignorance, les batailles, la paix ».
« Composition 121 » est une arène qui invite les spectateurs à une relation active, dynamique, esthétique et philosophique à la fois.
En somme, sons, lumières, musique et interactivité sont les maîtres-mots du Festival international de l’art vidéo de Casablanca.

Programme de la 16ème édition du festival d’art vidéo

Mardi 22 mars :
Institut Cervantes
15h : Les cathodiques pratiquants, programmation canadienne sélectionnée et présentée par James Partaik (projection)
16h : Programmation Marocaine (projection)
Programmation Syrienne (projection)
19h30 : Transpermia : une hybridation entre vidéo performance, concert et conférence de Marcel Li Antunez

Mercredi 23 mars :
Institut Cervantes
18h : Transpermia : une hybridation entre vidéo performance, concert et conférence de Marcel Li Antunez
Complexe TOURRIA SEKKAT (organisation IFC)
20h : Les mains Blêmes, performance vidéo-danse de Yann Lheureux
21h : Tokyo Line, spectacle danse-multimédia-théâtre de Véronique Caye
Jeudi 24 mars
Théâtre 121, IFC
19h30 : Composition 21, performance vidéo-chorégraphie d’Imad Mansour
20h30 : Programmation Vidéo Les Beaux Jours, selectionnée et présentée par Georges Heck (projection)

Vendredi 25 mars :
Cinéma Lynx
20h : Zen TV – Voyage dans le visuel, spectacle musique-vidéo,
Compilation des clips mythiques du célèbre label britannique NINJA TUNE, en présence de Matt Black et Mike Sterling

Samedi 26 mars :
Théâtre 121, IFC
19h : clôture du Festival
20h : Nuit de la Vidéo, programmation Les Yeux de l’Ouïe, réseau de diffusion en région Lorraine.

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