«Bollywood» tente de vaincre ses inhibitions sexuelles

Plusieurs films de "Bollywood" cherchent en ce moment à attirer les foules en proposant des doses généreuses de peau nue, alors que, pendant de nombreuses années, le cinéma indien a évité étreintes et baisers, au profit de danses frénétiques sur fond de montagnes enneigées. "Andaaz" (Style), sorti la semaine dernière, met en scène une ancienne Miss Univers et une ancienne Miss Monde, dont les tenues légères ont généré plus de commentaires que leurs performances d’actrice. "Khwaish" (Désir), à l’affiche en juin, est présenté comme "une première" en Inde avec pas moins de 17 scènes de baisers et un jeune couple parlant ouvertement de sa vie sexuelle.  Un autre long métrage, "Oops", explore le monde trouble des strip-teaseurs, tandis qu’un quatrième, "Fresh Lime", raconte les fantasmes d’un homme d’affaires au bureau. D’autres films récents ont montré l’actrice principale en bikini. "Aujourd’hui, les jeunes femmes cachent de moins en moins de choses", dit Vinod Mirani, rédacteur en chef de Box Office, journal spécialisé dans le cinéma. "C’est la réalité: la nouvelle génération est plus audacieuse", relève-t-il.
Depuis le début de l’année, "Bollywood", l’industrie du cinéma établie à Bombay (ouest de l’Inde), est désespérément à la recherche de films à succès, après avoir enregistré une série de flots retentissants sur de grosses productions. L’ouverture vers le sexe a commencé en février avec "Jism" (Corps) qui raconte l’histoire d’une femme qui n’hésite pas à utiliser ses formes pour convaincre son amant de tuer son riche mari. Ce film à petit budget a créé la surprise et l’actrice principale, Bipasha Basu, a vu sa côte brusquement grimper à "Bollywood". "Le succès de ‘Jism’ a prouvé que les Indiens n’avaient plus honte de regarder une scène chaude en public", explique le cinéaste Mahesh Bhatt, auteur du scénario de ce film.  
Le phénomène du sexe au cinéma en Inde n’a pour l’instant touché que des films à petit budget, les gros producteurs refusant de prendre le risque de choquer dans une société qui reste encore très conservatrice.

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