Bouchra Ahraich : «Je suis ma destinée et j’attends toujours ma douce moitié»

Bouchra Ahraich : «Je suis ma destinée et j’attends toujours ma douce moitié»

ALM : Votre agenda est bien chargé ces derniers temps ?
Bouchra Ahraich : En effet, je viens de terminer le tournage d’un long-métrage intitulé «Jamaâ» (La mosquée) sous la direction du réalisateur Daoud Oulad Sayed. Je joue le premier rôle féminin aux côtés de Zakaria Atifi, Mustapha Tahtah entre autres. Le film raconte le quotidien d’un couple sahraoui qui louera son terrain à des cinéastes étrangers. Ces derniers bâtiront sur le lot un décor de mosquée qui restera sur place même après leur départ. À ce moment-là, le couple sera confronté au désir des voisins de garder cet espace pieux tandis que la petite famille se trouve sans ressources.

Qu’en est-il de la télévision ?
Je tourne actuellement à Meknès un téléfilm de Fatima Boubakdi. Intitulé «Chams el kandil», cette production met en relief le patrimoine oral et le folklore marocain sous une optique télévisuelle moderne. J’incarne le rôle d’une nourrice, pivot de l’action, qui aidera sa filleule à surpasser ses obstacles et vivre en paix auprès de l’élu de son cœur. Outre la télévision, je participe momentanément à la pièce «Hennet iddina» de la troupe Takoone. Et ce, pour remplacer la comédienne Hind Saâdidi qui vient de donner naissance à son deuxième enfant.

Comment évaluez-vous votre parcours artistique ?
Je peux dire que j’ai évolué durant cette décennie, quoi que je ne suis pas très satisfaite des rôles qui m’ont été attribués. J’ai beaucoup de facettes que les cinéastes marocains n’ont pas encore développées. Étant cadre culturel pourquoi me classer dans une catégorie de femmes bédouines ou traditionnelles ? L’image de la femme marocaine est meilleure que celle avec laquelle on la représente sur nos écrans. La Marocaine a fait preuve d’une grande compétence notamment en ce qui concerne la capacité de franchir des domaines réservés autrefois aux hommes. Les cinéastes doivent savoir mettre en valeur et promouvoir cette émancipation dans leurs productions. Ils doivent aussi accompagner ce chantier de développement entrepris par le Maroc.

Votre présence était remarquable dans Call Center. Que pouvez-vous dire à propos de votre  participation  à cette sit-com ?
J’ai beaucoup aimé l’originalité du concept. C’est une production dédiée aux jeunes, qu’on oublie malheureusement, par défaut, dans les productions télévisuelles ou cinématographiques nationales. Le phénomène des call centers est riche comme matière. Ce fut une expérience réussie qui s’inscrit dans ma vision actuelle. C’est-à-dire paraître plus moderne et plus ouverte. Contrairement à «Lalla Fatima» ou à «Labas walou bass», le public a pu me découvrir différemment : une jeune Marocaine, dynamique, branchée, bilingue…etc. (rires).

Votre rôle dans «What ever Lolla want» sort un peu de l’ordinaire. N’aviez-vous pas eu peur des réactions du public?
Certes, le public n’est pas habitué à me voir en tenue de danse orientale ni en train de parler le dialecte égyptien. Et pourtant, le film a connu un grand succès lors de sa projection. Ma présence était justifiée dans ce film. Mon rôle avait un impact sur le dénouement de l’intrigue. Je suis ravie de cette participation et de la confiance que Nabil Ayouch m’a accordée. Cela prouve qu’il a foi en mon talent et mes compétences.

Vous êtes directrice du théâtre Al Mansour. Où en êtes-vous dans ce projet ?
Comme vous le savez, le théâtre Al Mansour est le premier théâtre de quartier au Maroc. Ce projet a été initié par le ministère de Culture et le conseil de la ville de Rabat. Nous sommes actuellement dans la phase finale. Nous préparons l’infrastructure de cet espace pour qu’il soit opérationnel en 2010.

Vous avez assisté à la 9ème édition du FIFM. Que pouvez-vous révéler sur votre présence dans ce genre de festivité ?
Je faisais partie des invités officiels du festival. Cet événement représentait pour moi un agenda de travail plus qu’autre chose. Je représentais, en compagnie des mes consoeurs et confrères, les nouvelles compétences artistiques du Maroc. Dans ce cadre, nous étions invités à faire des interviews et conclure des séances de travail. Durant le déroulement du festival, j’ai pris contact avec différents opérateurs du champ artistique que cela soit sur le plan national ou international. Cela a abouti à des promesses de participation à des productions internationales que je ne révélerai qu’au moment opportun.

Vous n’êtes pas passée inaperçue lors du festival. Votre nouveau look a charmé l’assistance…
(Rires). Je me suis présentée avec toute ma spontanéité et mon glamour. J’ai essayé de marier les deux aspects du festival à savoir sa marocanité et sa mondialité. C’est pour cette raison que j’ai choisi de porter en parallèle aux caftans des robes de soirée. Cela démontre également mon modernisme et ma flexibilité. Je suis convaincue que l’habit met en relief notre personnalité et notre caractère. Par ce look, je peux être facilement repérable par les réalisateurs internationaux dans ce genre d’événement.

Comment occupez-vous votre temps libre ?
J’aime lire, faire de la marche et cuisiner. Sans me vanter, je suis un véritable cordon bleu. Je cuisine avec passion comme j’aime prendre soin de mon chez-moi. Je pense que je serai une très bonne mère de famille.

Quelle place occupe l’amour dans votre vie ?
L’amour est nécessaire dans notre vie. C’est notre souffle, notre énergie et notre façon d’exister dans monde. Toutefois la bonne personne ne s’est pas encore présentée. Je me suis trop investie dans ma carrière professionnelle. Maintenant que j’ai pu acquérir une certaine stabilité, je me suis retrouvée seule. Je suis ma destinée et j’attends toujours ma douce moitié.

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