Bush, élu personnalité 2004 par «Time magazine»

George W. Bush, 58 ans, a été choisi par l’hebdomadaire «Time Magazine» personnalité de l’année 2004 pour être resté droit dans ses bottes (au propre comme au figuré), pour avoir adapté les règles de la politique afin de les faire coller à son style de cow-boy et pour avoir réussi à persuader une majorité d’électeurs qu’il méritait d’être à la Maison Blanche quatre ans de plus », écrit le rédacteur en chef du journal, Jim Kelly. En 2003, le choix de ce magazine s’était porté sur « le soldat américain », terme générique désignant tous les militaires des Etats-Unis.
Le président Bush, réélu le 2 novembre face à son rival démocrate John Kerry malgré les controverses sur l’Irak, avait déjà été désigné « personnalité de l’année » par Time l’année de sa première élection, en 2000. « Bush a eu ses hauts et ses bas, avec des taux de popularité atteignant 90% puis plongeant à 46% alors que la guerre en Irak continuait à faire des morts américains en Irak. Même ses plus ardents défenseurs n’étaient pas certains qu’il l’emporterait. Et finalement, George W. Bush a gagné », relève M. Kelly.
Dans une longue interview accordée à Time dans son bureau ovale de la Maison Blanche, M. Bush déclare qu’il a dû rester ferme face aux critiques tout en se disant assuré que « les décisions prises rendront le monde meilleur ». « Je crois que si vous croyez en quelque chose, vous devez rester sur vos positions, particulièrement face aux critiques. Quand je dis quelque chose, c’est que j’y crois généralement. J’y crois toujours. Vous pouvez gommer le mot généralement », a-t-il dit. Il a indiqué vouloir faire de « l’effet de la liberté dans le monde » l’un des principaux thèmes de la bibliothèque présidentielle qui fera le bilan de ses deux mandats. « Je pense qu’à ce stade, s’il faut penser à des thèmes, l’un d’eux serait: l’effet de la liberté dans le monde. Et pour l’action intérieure, peut-être : comment arriver à un gouvernement centré sur les résultats, ou le programme de conservatisme de compassion ». « Si on aspire à de grands changements, il ne faut pas espérer être récompensé dans l’histoire proche. De toutes façons, je n’escompte pas que beaucoup d’historiens à court terme écriront beaucoup de choses gentilles sur moi », admet-il.

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