Casablanca met en musique son festival

«Un festival à l’image de Casablanca ». C’est ainsi que Mme Miriem Bensalah, présidente du Festival, a présenté cet événement vendredi 17 juin courant, lors d’un point de presse tenu au siège de la wilaya du Grand-Casablanca. Capitale économique du Royaume, détenant 70% du chiffre d’affaires de l’économie nationale, Casablanca ambitionne également de percer sur le registre culturel. La wilaya du Grand Casablanca, le conseil de la ville et de la région du Grand Casablanca, entre autres contributeurs, n’ont pas lésiné sur les moyens pour donner à l’événement sa véritable dimension : plus de 15 millions de dirhams.
«Un montant susceptible d’augmenter dans les prochains jours », souligne Mme Miriem Bensaleh, sachant que des sponsors avaient fait la promesse de contribuer, pour leur part, au financement de cette première édition. « Le budget global sera annoncé juste après la clôture du 1er Festival », a indiqué la présidente de cette manifestation. Reste maintenant à savoir si le budget alloué à cette 1ère édition suffira à régler les frais faramineux d’un événement qui a fait du «principe de la gratuité » son défi majeur.
Nous sommes rassurés de ce côté, les organisateurs se sont engagés à maintenir le programme tel qu’il se trouve sur la brochure du 1er Festival.
Destiné au grand public, ce Festival se déroulera en plein air. En pariant sur la gratuité, les organisateurs veulent associer toute la population de Casablanca à cette fête grandeur nature, en dehors de toute distinction d’âges ou de catégories sociales. Pour les organisateurs, «il s’agit de rendre l’espace casablancais aux Casablancais ». Les festivaliers y trouveront, sans doute, leurs comptes. S’agissant d’âge, jeunes et moins jeunes, parents et grands-parents se retrouveront, en l’espace de huit jours de fête, côte à côte, debout, pour communier dans l’amour de la culture et des arts. En ce qui concerne les activités que prévoit le programme, les organisateurs font la part des goûts. Concernant le volet musique, il faut retenir, d’abord, le binôme maroco-algérien : Hajja Hamdaouia, la grande dame de l’aïta bidaouia, et Cheïkha Rémiti, pionnière de la musique raï algérienne. Au total, 30 groupes sont attendus, avec entre autres Wiclef Jean, Rouicha, Elissa, Hoba Hoba Spirit, Hajib et le pape actuel de la musique reggae, l’Ivoirien Tiken Jah Fakoly. On y trouve un peu de tout : chaâbi, fusion, reggae, raï, world, pop, rock… Autant que les mélomanes, les cinéphiles seront satisfaits : comédies musicales, polars, drames, animation, fantastique, documentaire… Un large éventail pour combler les différents goûts.
A l’affiche, une rétrospective-hommage autour de Casablanca, plusieurs films ayant fait de la mégalopole leur sujet seront projetés. On peut citer, entre autres, «Les Casablancais» d’Abdelkader Lagtaâ et « A Casablanca, les anges ne volent pas » de Mohamed El Asli. Sur le plan  du «cinéma international», il faut compter, à titre d’exemples, « Alexandrie… New York» de Youssef Chahine (Egypte), «Carnets de voyage» de Walter Salles (Argentine), et «Contes persans» de Mohamed Moghaddam (Iran). Côté spectacles de rue, deux compagnies françaises seront au rendez-vous : «Oposit » donnera une représentation de son spectacle «Transhumance, la parade», alors que Groupe F présentera un spectacle monté à base de feu sur la plage de Sidi Abderrahmane.
L’art urbain sera également à l’honneur, deux projets ayant un même lien identitaire avec la ville de Casablanca seront montrés : une intervention monumentale sur le phare par l’artiste-peintre Mohame Aboulouakar et une exposition photo, itinérante (qui circulera sur des bus) sous le thème «Ana bidaoui, ana bidaouia» ( je suis Casablancais, je suis Casablancaise). Les enfants ne seront pas en reste… Spectacles de clowns, de jongleurs et autres ponctueront la semaine que durera le festival.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *