Casablanca veut réhabiliter son ancienne médina

Casablanca veut réhabiliter son ancienne médina

L’Association Carrières Centrales veut réhabiliter l’ancienne médina de Casablanca. Cette médina est aujourd’hui dans un état de délabrement manifeste avec des infrastructures dégradées, des habitats menaçant ruine, une prolifération de marchés anarchiques, insécurité… Cette association est impliquée aujourd’hui dans un vaste projet , celui de la réhabilitation de l’ancienne médina, en partenariat avec la préfecture Casa-Anfa, la Mairie et plusieurs acteurs locaux. Dans ce cadre, un plan d’action a été élaboré et fera l’objet d’une mise en œuvre aussitôt les procédures de validation et de déblocage des fonds dédiés entérinées.  «Nous devons agir immédiatement pour ne pas laisser développer une véritable fracture communautaire et construire ensemble une bonne cohésion sociale dans une médina où il fait bon vivre dans un Casablanca moderne», a souligné Mostapha Mellouk, président de l’association Carrières Centrales, lors de la présentation du projet de réhabilitation de l’ancienne médina de Casablanca, mardi 8 juin au siège de l’association. Cette manifestation a été marquée par la présence de plusieurs personnalités dont Mohamed Sajid, maire de Casablanca et de Nezha Skalli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité. «L’ancienne médina est le centre historique de Casablanca. On ne peut pas continuer à construire une grande ville sans faire attention au noyau», a noté M. Sajid. Après cinq mois de travail, un rapport final a été élaboré et des actions précises ont été identifiées et budgétées. Ces actions touchent à l’ensemble du volet social, économique, sanitaire, culturel, patrimonial et sécuritaire. «L’ancienne médina représente le noyau et le cœur de Casablanca. Après un diagnostic élaboré, cette population vit dans une précarité alarmante. Notre démarche vise à accélérer le logement de ces familles et assurer une sécurité au sein de la médina», a indiqué Mohamed Halab, wali de la région du Grand Casablanca. En effet, le diagnostic a été élaboré sur quatre axes de réflexion. Il s’agit de la réhabilitation urbaine et les infrastructures, la mise à niveau touristique et culturelle, la requalification du commerce, de l’artisanat et des services ainsi que le développement social de proximité. La synthèse de ces axes de travail a mis en avant le fait que les actions de mise à niveau de l’ancienne médina doivent s’inscrire dans le cadre d’une démarche globale d’intervention reposant, entre autres, sur un cadre physique, une bonne cohésion sociale, un développement durable et une bonne gouvernance. Afin d’initier des projets immédiats, l’Association a décidé d’engager au sein de l’ancienne médina, des actions porteuses de valeur de solidarité, préalable pour toute démarche de reconstruction. «Le mois de Ramadan prochain est propice pour de telles actions et de nombreuses associations intervenant dans l’enceinte de la muraille nous ont rejoints pour la réalisation de l’opération intitulée» «Ramadanyates Al Madina Al Qadima Li Dar AlBaida», a ajouté M. Mellouk. Au programme de cette opération, distribution de repas, des activités sportives, des ateliers pour enfants et des projections et spectacles en plein air.

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