Cérémonie de signature de son ouvrage : La hardiesse mêlée à la littérature selon Ayad Ablal

Cérémonie de signature de son ouvrage : La hardiesse mêlée à la littérature selon Ayad Ablal

Tisser des rapports entre la littérature et l’anthropologie. Tel est le pari réussi par l’anthropologue marocain Ayad Ablal grâce à son ouvrage «Anthropologie de la littérature, étude anthropologique du récit arabe contemporain», paru chez la maison d’édition égyptienne Rawafed. Une publication qui a fait l’objet d’une analyse minutieuse, mardi 5 juin à Rabat, à l’occasion de la cérémonie de signature de la 2ème édition de cette œuvre. Lors de cette rencontre, animée par l’écrivain Latifa Labsir, le critique Abdelhamid Akkar a étalé ses propres regards sur le livre d’Ayad Ablal. «Il est question, à travers cette œuvre, d’analyser la nature de la relation entre les productions littéraires dans une société déterminée», a estimé M. Akkar. Selon lui, cette étude, qui s’est également penchée sur une analyse de la littérature, se caractérise par une diversité au niveau du style et de la méthodologie de recherche et de rédaction, ce qui est de nature à créer un effet persuasif sur le lecteur. D’ailleurs, pour mener à bien son étude anthropologique, le choix d’Ayad Ablal s’est notamment porté sur la nouvelle et le roman. Aussi, l’auteur a opté, selon le critique Akkar, pour un résumé à la fin de chaque chapitre afin de permettre au lecteur d’assimiler le contenu de l’ouvrage et créer le suspense chez lui afin qu’il poursuive la lecture de l’ouvrage jusqu’à la fin. Et voilà ce qui fait le charme d’un écrivain !
De surcroît, Ayad Ablal contribue, aux yeux de M. Akkar, à l’élaboration, à travers sa publication, d’un discours anthropologique autour du Maroc et du monde arabe. Pour sa part, Mourad Riffi, chercheur en anthropologie, s’est exprimé sur les enjeux de l’étude menée par Ayad Ablal étant donné que le discours anthropologique sert à dévoiler la réalité marquant notre société. Etait également de la partie, la fameuse animatrice Fatima Ifriqui qui s’est félicitée des choix de l’auteur pour porter un intérêt à certaines causes sociales. Dans ce sens, Ayad Ablal a abordé plusieurs thématiques à l’instar du corps féminin, du mariage, de l’identité et de l’amour. Par l’occasion, Mme Ifriqui a exprimé l’espoir de recourir à un chercheur en anthropologie pour la préparation de programmes télévisés en s’inspirant de son expérience en tant qu’animatrice. «Ô combien nous avons besoin de spécialiste comme Ayad Ablal!», a-t-elle renchéri. Quant à l’auteur de «Anthropologie de la littérature, étude anthropologique du récit arabe contemporain», qualifié d’écrivain hardi au point d’être insolent, il a exprimé tantôt sa fierté de son œuvre, tantôt son son amertume de par le manque de polémique autour de son œuvre. Aussi il a révélé avec regret d’avoir omis d’aborder certains récits littéraires. Cependant, ce qui importe c’est d’avoir mené l’expérience !

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *