Ces couleurs que l’on ose de plus en plus au Maroc

Ces couleurs que l’on ose de plus en plus au Maroc

Le marché automobile marocain évolue à tous les niveaux. Les ventes se sont littéralement envolées durant ces trois dernières années, face à une offre diversifiée et appuyée par les différentes facilités de financement. Sauf qu’on ne peut parler de l’augmentation du marché marocain et du parc automobile en général, tout en passant sous silence toute l’évolution des mœurs commerciales dans ce secteur. En d’autres termes, la clientèle avec ses goûts et ses tendances en matière de voitures. Cela va de l’engouement croissant pour les breaks, les 4×4, les cabriolets et même les trois portes (Mini en tête), jusqu’au tuning, aussi soft soit-il.
Mais surtout, c’est de la couleur – au sens propre du terme – que le marché marocain s’est redonné ces dernières années. On remarque que l’automobiliste moyen ose de plus en plus certaines teintes qu’il jugeait extravagantes ou tout au moins trop «tape-à-l’œil», il y a quelques printemps encore. C’est le cas de l’orange, du vert pomme et du jaune or. Prenons précisément ces trois couleurs et interrogeons-nous sur les raisons de leur succès au Maroc ? C’est tout simple : chacune d’elles a été «vulgarisée» par un modèle bien précis. L’orange ? C’est incontestablement la Picanto. Telle une jolie petite citrouille sur quatre roues, la citadine de Kia Motors a su, à elle seule, colorer tout une partie du PAM (parc ou paysage automobile marocain). D’autres modèles à grande diffusion, comme la Fiat Grande Punto, se vendent également en carrosserie orange, tout comme des véhicules des segments haut de gamme, tels que le coupé 350Z de Nissan ou encore le Freelander II, le 4×4 urbain de Land Rover.
Quant au vert pomme, c’est également la Picanto qui l’a «vendu» aux acheteurs marocains, même si aujourd’hui, on a plutôt tendance à associer cette teinte à une autre citadine : la Mazda2. Cette nouvelle petite japonaise a profité de sa campagne de lancement et ses visuels publicitaires où elle arborait une robe verte pour imposer cette couleur à ses futurs acheteurs.  Pour chercher comment le jaune or a débarqué dans les concessions automobiles, il faut carrément remonter au début de cette décennie. Vers les années 2000-2001, la première génération de la Toyota Yaris avait été introduite sur le marché, avec dans le nuancier de son catalogue, le jaune «Topaze». Une couleur or, qui s’était bien vendue sur la Yaris importée par Toyota du Maroc, bien avant que d’autres voitures en fassent autant actuellement.
Puis il y a la grande révélation de l’année 2007 : le blanc ! Jadis considérée comme un choix banal, voire un signe d’économie (des frais de peinture métallisée), cette couleur a presque acquis ses lettres de noblesse sur le marché marocain. Et pour cause, c’est principalement une clientèle automobile premium que le blanc a conquis au Maroc, comme cela se fait déjà dans les pays du Golfe. Conscients de ces nouvelles tendances, les professionnels du secteur adaptent leur offre par rapport à la demande et à ses nouveaux centres d’intérêts. Pour les constructeurs automobile, y compris ceux du haut de gamme, le blanc représente désormais un nouveau credo et une part importante.
Chez Audi par exemple, plus de 10% des modèles produits et vendus étaient de couleur blanche. Et au Maroc, il n’y a pas un seul importateur aujourd’hui qui ne compte pas la couleur blanche dans son stock de véhicules. Qui l’eut cru ?

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