Ces femmes qui font honneur au drapeau marocain

Ces femmes qui font honneur au drapeau marocain

Les exploits des sportives marocaines deviennent de plus en plus nombreux. Personne ne pourra dire le contraire. Cependant, en dépit de cette progression, le taux des pratiques féminines n’atteint pas celui des pratiques masculines.  Dans beaucoup de manifestations sportives tant nationales qu’internationales, les Marocaines ne cessent de briller et de se démarquer. Ainsi, grâce à son palmarès, l’athlète Hasna Benhassi fait partie aujourd’hui à côté de Nawal El Moutawakil, Nezha Bidouane et Fatima Aouam des grands noms de l’athlétisme marocain. Lors de sa participation aux championnats du monde, tenus en 2007, à Osaka, seule la médaille de bronze de Hasna Benhassi a sauvé la face.
À cela s’ajoute son couronnement du titre de la meilleure femme sportive de l’année 2007. Ces athlètes ne sont pas les seules à avoir hissé très haut le drapeau national. D’autres noms évoquent la réussite et la consécration, le cas de Sara El Bakri qui a remporté la médaille d’or de natation, lors de la dernière édition des Jeux panarabes qui se sont déroulés en Egypte. Ajoutons aussi le nom de l’athlète Meryem Alaoui Salsouli, détentrice de la meilleure  performance mondiale de l’année 2007 au 3000 m, la taekwondoiste Ghizlan Toudali et la joueuse de tennis Fatima Zahra  Allami, championne arabe. Faut-il rappeler que Mme El Moutawakil, en tête du ministère de la Jeunesse, et des Sports est la première femme arabe et africaine, médaillée d’or olympique. En remportant l’or, elle a hissé son pays au rang des grandes nations sportives. Une femme, comme Nawal El Moutawakkil consciente de ses obligations ministériels milite aussi dans le domaine associatif. Son objectif est de voir les femmes marocaines marquer de leur empreinte les différentes messes sportives internationales et forcer l’admiration dans diverses disciplines. Elle ne cesse de déclarer que l’inclusion de la femme marocaine dans la pratique, la planification et la gestion de la chose sportive a, sans nul doute, des retombées bénéfiques sur toute la société du fait qu’elle est le messager idéal pour la pratique de l’activité physique, lors d’un colloque tenu récemment à Khémisset. 
Par ailleurs, une nouvelle initiative, qui marquera le sport féminin dans l’avenir et dans l’histoire est, certes, la dernière décision de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) avec pour objectif de créer un Centre national du football féminin. Ainsi, le Bureau fédéral  de la FRMF avait invité les seize clubs du championnat masculin à créer en leur sein une équipe féminine qui démarrera la saison prochaine.
Cette démarche constitue une opportunité de formation, non seulement pour les jeunes filles talentueuses, mais encore pour la formation des encadrantes spécialisées, sans omettre la formation des arbitres femmes. Le sport, qu’il soit pratiqué par un homme ou une femme, suit les mêmes règles partout dans le monde. Cela nécessite le respect de l’égalité, en excluant la discrimination en termes de moyens proposés par les responsables. À titre d’exemple, les femmes jouent au football depuis la fin du XIXe siècle en Angleterre.
La France a lancé le premier championnat national juste après la Première Guerre mondiale. Refusant de les admettre, le championnat de France de football féminin a dû s’arrêter en  1932. Il a fallu attendre la seconde moitié des années 1960 pour assister au renouveau du football féminin. Les sports féminins continuent à ne pas ou presque intéresser les médias et les sponsors. Les femmes restent largement minoritaires dans les postes à responsabilités dans les milieux du sport. Au quotidien, les femmes souffrent d’un manque de services propices à leurs pratiques sportives. Face à une telle situation, il incombe aux pouvoirs publics de mener des actions spécifiques pour encourager le sport féminin.

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