Chasse : De nouvelles réglementations pour une passion

Chasse : De nouvelles réglementations pour une passion

La nouvelle saison de la chasse bat son plein. Plusieurs facteurs marquent cette période qui s’annonce prometteuse. En effet, le Royaume regorge de potentialités qui offrent aux chasseurs une panoplie de choix en matière de gibier. Ainsi, selon Mustapha Marraha, chef du service de la chasse et de la cynégétique au Haut commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la désertification : «Pour cette saison, les espèces les plus sollicitées sont le perdreau, le lièvre, le lapin, le sanglier, la caille des blés et la tourterelle des bois». En outre, cette saison est marquée par un certain nombre de mesures consignées dans l’arrêté du Haut commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la désertification portant ouverture, clôture et réglementation spéciale de la chasse pendant la saison 2009-2010. Ces mesures concernent les dates d’ouverture et de clôture de la saison de la chasse pour chaque espèce de gibier voire les jours et le mode de chasse autorisé. Ainsi, pour le perdreau, le lièvre et le lapin, la chasse est ouverte du 4 octobre 2009 au 3 janvier 2010, notamment le dimanche et les jours de fêtes nationales. Pour le gibier d’eau et de passage (sauf la caille et la tourterelle), la chasse est autorisée du 4 octobre 2009 au 28 février 2010. Quant aux animaux occasionnellement nuisibles (chacal, renard, étourneaux, moineaux et pie bavarde), ils peuvent être chassés, à leur tour, du 4 octobre 2009 au 28 février 2010. Concernant la chasse de la caille des blés, elle est autorisée du 4 octobre 2009 au 3 janvier 2010 en forêt comme elle se poursuit jusqu’au 11 janvier 2010 en dehors des forêts. De même, la chasse de caille des blés est ouverte dans les provinces du littoral (Safi, El Jadida, Essaouira, étendue de la wilaya d’Agadir sauf province de Ouarzazate et Zagoura) en dehors des forêts du 12 février 2010 au 8 mars 2010. S’agissant des tourterelles, de la palombe et du pigeon biset, la chasse est autorisée dans la région du Souss-Massa-Drâa du 26 juin 2010 au 2 août 2010. Comme elle est ouverte dans la région du centre du 3 juillet 2010 au 30 août 2010. Quant à la région du Nord, la chasse est autorisée du 24 juillet 2010 au 30 août 2010. De surcroît, la saison 2009-2010 se caractérise par d’autres mesures réglementaires relatives aux conditions d’obtention d’autorisations de chasse en battue au sanglier, à la régulation des animaux devenus nuisibles. Elles portent également sur le nombre maximal de pièces de gibier qu’un chasseur peut abattre au cours d’une même journée de chasse, l’interdiction de la vente du gibier et d’espèces de la faune sauvage. Ces mesures concernent aussi les prix des licences de chasse, les conditions d’exercice de la chasse par les étrangers non résidents au Maroc, voire la création et la mise en place du jeu de réserve pour la période 2009-2012.
Par ailleurs, «le nombre d’espèces autorisées pour chaque journée est de 31 espèces», explique M. Marraha. Il s’agit notamment du perdreau, lièvre, lapin, de la grive, des calandres et calandrelles, de la caille des blés, du sanglier, des tourterelles, de la palombe, du pigeon biset. On note aussi, dans ce cadre, le gibier d’eau et de passage : canard colvert, bécasse, bécassines, chevaliers, foulques, merles, macreuses, canards (sauf les tadornes), sarcelles (sauf la sarcelle marbrée), fuligules (sauf fuligule nyroca), plongeons, gravelots, pluviers, huitriers, barges et vanneaux voire les animaux occasionnellement nuisibles (chacal, renard, étourneaux, moineaux et pie bavarde). Mais, le nombre autorisé diffère pour chaque espèce. En effet, le nombre maximal de pièces de gibier qu’un chasseur peut abattre au cours d’une même journée de chasse est fixé à quatre perdreaux, un lièvre, cinq lapins, cinq bécasses, cinquante grives, dix canards dont cinq colverts, deux oies, vingt bécassines de quelques espèces que ce soit, dix pigeons bisets et palombes, vingt cailles, cinquante tourterelles, cinquante calandres et calandrelles et vingt unités parmi les autres espèces de gibier d’eau autorisées. Ceci étant, il y a plusieurs modes pour pratiquer cet art. La chasse à tir devant soi, au chien d’arrêt, est le mode le plus courant. Cependant la chasse au sanglier se pratique en battue avec des rabatteurs, aidés par des chiens. C’est le cas de la chasse à l’aide du faucon dans la région d’El Jadida pour chasser le petit gibier.
Quant à la chasse à courre dans la région du Moyen Atlas est pratiquée pour la régulation des animaux devenus nuisibles, notamment le chacal et le renard. Pour étoffer notre petite enquête, nous avons fait appel à un chasseur vivement passionné qui nous a révélé sa passion pour cet art et bien éclairés sur les mesures de sécurité à prendre lors d’une partie de chasse. Pour lui, «les vrais chasseurs, c’est-à-dire ceux qui exercent ce noble sport par passion, sont avant tout des protecteurs de la faune et la flore. Ce sont là les affiliés à la cynégétique noble. Et je prétends fièrement appartenir à cette catégorie, étant donné que je suis amoureux de la nature et, par mes modestes actions, un protecteur de l’environnement». Cependant, cette passion pour la chasse  doit être régie par des mesures de sécurité que tout chasseur doit prendre pour réussir sa partie. «Il faut, d’abord, s’assurer que son fusil est désarmé en retirant les cartouches ou, à défaut, garder le fusil cassé, c’est-à-dire ouvert, durant la marche de prospection du gibier. Ensuite, il ne faut tirer que lorsque le gibier est clairement identifié, puis s’assurer, avant tout tir, que le champ est libre», a expliqué notre chasseur expérimenté. Malgré les risques que peuvent encourir les chasseurs, leur passion n’a aucune limite. Alors chasseurs, à vos fusils, prêts, partez !

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