Cinéma : «Androman, de sang et de charbon» aux festivals de Salé et d’Alexandrie

Cinéma : «Androman, de sang et de charbon»  aux festivals de Salé et d’Alexandrie

«Le long-métrage «Androman, de sang et de charbon» sera le seul film marocain en compétition officielle au Festival international du film de femmes de Salé et à celui du cinéma méditerranéen d’Alexandrie qui se teindront en septembre prochain». L’annonce a été faite à ALM par le réalisateur Azlarabe Alaoui qui a conçu himself le scénario de son œuvre cinématographique. Quant à la sortie nationale de cette réalisation, elle est prévue après le Festival international du film de femmes de Salé. Mais bien avant, «Androman, de sang et de charbon» a déjà réussi à rafler 4 prix au Festival national du film de Tanger dans sa 13ème édition et 2 prix au 7ème Festival international du film de Mascate.
Ont pris part au casting de ce film, Mohammed Khouyi, Mohammed Majd, Jalila Talemsi, Lina Lhanafi, Hassan Badida, Benaissa Jirari, Azlarabe Kaghat, Rawya, Amine Naji, Khalid Zouichi et Jawad Sayeh. Concernant son contenu, le long-métrage d’Azlarabe Alaoui raconte l’histoire d’une famille de l’Atlas disposant d’une terre qui produit du charbon. Le père, qui désire léguer cet héritage à un fils de sa progéniture, décide de décréter garçon sa fille muette, Androman. Hantée par l’envie de redevenir femme, elle tombe amoureuse de Mohand. Suite à l’opposition du père à leur relation, elle fuit le village avec lui, le père se lance à leur recherche…
A propos de cette intrigue, le réalisateur explique : «C’est un film qui prend la défense de l’identité de la femme et l’homme voire le droit de la femme à la terre. C’est aussi une production qui permet de découvrir la région de Boulmane». De quoi donner une opportunité d’explorer cette zone ! «Androman, de sang et de charbon» est également, aux yeux de son réalisateur, «un film d’auteur de par l’écriture cinématographique pure, la sémiologie de l’image et les mouvements de la caméra. Comme il s’agit d’une œuvre commerciale du moment que tout le monde y trouve son compte». Et d’enchaîner : «C’est une production cinématographique au vif suspense et aux effets spéciaux particuliers. D’autant plus qu’elle insuffle une nouvelle dynamique au cinéma marocain». Ce film, qui a été tourné en 7 semaines et produit par la société Saïss Medit, a nécessité un montant de 6 MDH. Il est vrai qu’Azlarabe Alaoui a bénéficié d’une avance sur recette en 2009 octroyée par le Centre cinématographique marocain, cependant cette aide n’a pas été suffisante. Chose qui l’a incité à recourir à puiser dans son fonds personnel faute de recettes. Quand même, il envisage de déposer une demande en septembre auprès de la Commission d’aide à la production cinématographique pour avoir une prime à la qualité.

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