Cinéma : Astérix et Obélix de retour au Maroc

Dans le palais pharaonique de Cléopâtre, César provoque la reine d’Egypte. A bout de nerfs, elle lance un défi irréalisable pour l’empereur romain: construire le plus beau des palais, et en trois mois seulement ! L’architecte de Cléopâtre, Numérobis, est dans l’embarras. Soit il s’exécute et mène à bien son projet, soit il sera jeté vivant aux crocodiles.Pour parvenir à ce résultat, il lui faudrait les pouvoirs surnaturels d’un mage : Panoramix, le célèbre druide gaulois. Avec l’aide d’Astérix et Obélix, ils vont ensemble devoir lutter contre le temps, les mauvais coups des Romains et surtout déjouer les tours d’un autre architecte, Amonbofis, un être machiavélique…
L’adaptation cinématographique en 1998 de la bande-dessinée «Astérix» pour le grand écran par Claude Zidi était ambitieuse. Il s’agissait, à l’époque, du plus gros budget de l’histoire du cinéma français. Mais cette transformation a été un échec, malgré son succès européen et ses dix millions d’entrées en France.
Les références culturelles ont disparu, et tout ce qui faisait l’originalité de la série avait été gommé au profit des effets spéciaux. Trois ans après, tout le monde attend Alain Chabat au tournant. Une sortie géante, d’une importance, une fois de plus, inégalée, pour un film qui, avec un budget de 55 millions d’euros, est annoncé comme la plus grosse production de langue française (et européenne) de tous les temps. Alain Chabat adapte l’univers du petit Gaulois avec un certain brio certain. Mais il construit son film comme Numérobis sa maison, par additions successives d’idées et de gags, jusqu’à l’épuisement bien avant les dernières séquences.
Des gags, donc, et aussi beaucoup de monde. Christian Clavier , Gérard Depardieu, Jamel Debbouze, Monica Bellucci, Edouard Baer, Alain Chabat , Claude Rich, Isabelle Nanty, Jamel Debbouze, Chantal Lauby, Gérard Darmon… Jusqu’à la toute dernière séquence, avec l’apparition de Mathieu Kassovitz. Astérix et Obélix : mission Cléopâtre, est un grand bal masqué, où le regard s’épuise à reconnaître les célébrités cinématographico-télévisuelles qui se cachent sous les robes de l’époque, les casques de légionnaire et les coiffes égyptiennes.
De ce déferlement on voit émerger Djamel Debbouze, le seul à qui le scénario laisse le temps de bâtir un personnage, une figure comique et touchante. La faiblesse structurelle du film est elle aussi masquée, cette fois par la richesse des matériaux employés, les milliers de figurants, les centaines de jours de tournage, au passage et en grande partie au Maroc et tout ce qu’on a dépensé, embauché, mobilisé pour faire ça. Tels des spectacles qui dissimulent leur vacuité derrière le prestige des invités.
Le film est présenté par plusieurs salles du Royaume…pour ceux qui cherchent à s’amuser, sans plus.

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