Cinéma : Cannes ou le premier marché mondial du cinéma

Derrière les paillettes scintillantes des défilés de stars, les projections d’oeuvres destinées à marquer à tout jamais le 7ème art, le Festival de Cannes est aussi une énorme… industrie. En marge des films convoitant la Palme d’Or, les hommes d’affaires, professionnels du secteur, producteurs et réalisateurs, sont aussi là chaque année pour vendre, acheter, contracter.
Du pur business moins glamour que la montée des marches du Palais et les photos de stars en tenue de rêve, certes, mais tellement nécessaire à la production cinématographique. Car le 7ème art est aussi une énorme industrie. Pendant les dix jours de cette 54ème édition, pas moins de 1.912 films ont ainsi été présentés au Marché International du Film.
Ce qui fait de Cannes le premier commerce du monde en la matière. La Croisette a rassemblé cette année pas moins de 7.100 participants, acheteurs, vendeurs, distributeurs, producteurs, provenant de 70 pays ! Ils disposent d’un centre d’affaires créé il y a deux ans, de huit salles de projection, dont deux équipées en numérique, et de 8.000 m2 de surface d’exposition…
Selon Jérôme Paillard, directeur délégué du Marché International du Film, ce rendez-vous représente pas moins du tiers du volume d’affaires annuel. C’est aussi l’occasion de jauger la santé industrielle du cinéma. Ce dernier se porte d’ailleurs plutôt bien, malgré la crainte des retombées des attentats du 11 septembre, Cannes ayant enregistré 10 % de hausse sur le marché par rapport à l’an dernier. Le MIF a cependant relevé que les sorties de films rencontraient plus de difficultés, notamment parce que les chaînes de télévision achètent ou co-produisent moins qu’avant. Mais attention, Cannes est aussi connu pour être un marché très difficile qui laisse peu de place aux « petits » poissons du secteur. L’essentiel des projections sont organisées par les grosses sociétés de vente qui organisent 30 à 60 projections avec une force de frappe « en termes de publicité, de communication, de rapports de force avec les distributeurs », explique M. Paillard.
En matière de contenu, Cannes n’est par contre pas aussi exigent : de l’oeuvre d’auteur en passant par le X, on trouve de tout sur la Croisette. Bref, les requins du 7ème art trouvent toujours quoi se mettre sous la dent !

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *