Cinéma : «La nuit du crime», le dernier Nabil Lahlou

Tourné en 1992, La nuit du crime, est une oeuvre qui dénonce l’abus de pouvoir et plaide pour certains droits de la femme. Les rôles principaux sont incarnés par Nabil Lahlou et Sofia Hadi. Ce film a reçu au festival national du film à Tanger le prix du premier rôle féminin, le prix de la production et un prix spécial pour l’acteur Salim Berrada. Les recettes revenant à l’auteur du film « seront versées au profit de Bayti Mal al Qods en soutien au peuple palestinien victime du charognard Sharon », a déclaré le cinéaste. Le cinéaste travaille actuellement sur le scénario de son prochain long métrage qui a pour titre Tabit or not Tabit, inspiré de l’histoire du commissaire Mustapha Tabit qui a défrayé la chronique en 1995.
Nabil Lahlou a souligné que les créateurs doivent se mobiliser pour soutenir les Palestiniens par l’action et non par les slogans. Il a, par ailleurs, évoqué les raisons du retard de la sortie du film, dix ans après sa réalisation, précisant, à ce propos qu’il a été victime d’une interdiction qui a été levée, il y a un an, par une commission de 24 membres dont cinq fonctionnaires du centre cinématographique marocain. Celle-ci avait conclu à la nécessité de lui restituer sa carte professionnelle et lui permettre de renouer avec la pratique de son métier, a-t-il indiqué. Le cinéaste, qui vient d’achever son septième long métrage intitulé Les années de l’exil, a appelé à une révision des textes régissant le fonds d’aide notamment en ce qui concerne la composition et les attributions de sa commission, de manière à ce que l’octroi de cette aide se fasse dans la transparence et l’aspect absolu de l’éthique et des règles déontologiques. Il a ajouté que face à la situation que vit le secteur cinématographique marocain, il est à craindre de voir seuls les nantis et faiseurs d’argent au niveau de la prestation des services, bénéficier du fonds d’aide pendant que les vrais artistes crèvent de faim.
Il est à rappeler que la filmographie de Nabil Lahlou comprend également Al Kanfoudi (1978), Le gouverneur de Chakerbakerban (1980), Brahim Yach (1982), L’äme qui brait (1984) et Komany (1989).

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