Cinéma : L’Art de la Guerre

L’action se passe dans les plus hautes sphères de l’Organisation des Nations Unies, présidée par Donald Sutherland. Tout fait l’objet de la plus rigoureuse sécurité. Elle est orchestrée dans l’ombre par Neil Shaw, un agent secret qui n’existe pas officiellement et qui agit sous les ordres de Eleanor Hooks (Anne Archer), chargée de la sécurité.
Six mois après une mission délicate qui aura permis de relancer les négociations entre les deux Corées, Shaw est chargé par Eleanor Hooks d’enquêter sur la mort mystérieuse d’un contingent de réfugiés chinois dans le port de New York. Un incident dramatique qui risque de compromettre la signature imminente du premier traité commercial entre la Chine et les Etats-Unis, mettant fin à cinq décennies d’isolement. Il se voit obligé d’utiliser tout son «savoir-faire» pour préserver l’organisation d’un complot à la veille d’un sommet historique avec la Chine. Il sera aidé dans sa quête de la vérité par une ravissante interprète asiatique.
L’agent secret, du nom de Neil Shaw, c’est Wesley Snipes. Un agent doté de qualités physiques et mentales hors du commun. Rapide, précis, d’un sang-froid et d’un courage à toute épreuve, il évolue avec une élégance propre aux gens de sa couleur dans les milieux les plus divers.
Il est seul contre tous puisque tout le monde semble avoir intérêt à saboter l’accord. Les Triades, l’énigmatique homme d’affaires David Chan, l’Ambassadeur Wu, ou un personnage haut placé…qui peut-être le responsable ? Un double attentat contre David Chan et l’ambassadeur Wu et l’assassinat d’une traductrice des Nations Unies précipitent davantage le cours des événements. Un combat où la ruse et la violence s’enchaînent, et où Shaw, pour survivre, les coups sont permis.
Le périple de cet agent secret, sorte de James Bond en plus méchant, ne manquera certainement pas de plaire au spectateur assoiffé de films d’action. Le réalisateur Christian Duguay s’est convenablement acquitté de sa tâche. C’est rythmé, violent, ça tient à peu près debout, avec quelques plans surprenants, et des séquences réussies. Un film d’une grande énergie mais qui péche par un manque flagrant d’originalité. Lassant. Empruntant maladroitement à Mission impossible et aux films de John Woo, ces deux heures d’espionnage cachent toutefois deux ou trois sympathiques pirouettes martiales et scénaristiques.
Les abus d’effets de style, de montage des scènes d’action gâchent tout le plaisir. Il y a un manque de concision évident qui plonge pendant quelques instants le film dans un irréalisme plutôt banalisé et des actions on ne peut plus prévisible. Entre deux bâillements, dus à une impression, et ce n’est pas qu’une impression, de déjà-vu, on relève tel ou tel combat l’influence bien digérée du cinéma de Woo. Un film d’action, somme toute, comme il y’en a tant d’autres, sans vrais rebondissements. Idéal pour les après-midi oisifs.

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