Cinéma : «Le Cheval de vent» fait une entrée remarquée en France

Tahar, un vieil homme désabusé, vit chez son fils avec qui la communication est difficile. Il nourrit un rêve, celui de retourner sur la tombe de sa femme à l’autre bout du Maroc. Il va finalement se lancer dans un tel périple et rencontre au début de son voyage un jeune, Driss.
Deux hommes partagent alors un bout de chemin avec un but précis : se rendre sur la tombe de sa femme pour le «vieux», retrouver sa mère, pour le «jeune». Telle est la trame du dernier long métrage de Daoud Aoulad Syad, «Le cheval de vent». Présenté comme une comédie dramatique, ce film n’en parcourt pas moins de nombreux registres cinématographiques allant du burlesque au fantastique, en passant par la poésie.
Le quotidien Libération (France), qui a consacré une large critique à l’oeuvre de Syad, raconte que «Le cheval de vent» pose le problème de la structure familiale au Maroc. «Les vieillards qui dérangent, les familles qui n’en sont plus» , en toile de fond d’une histoire qui tient plus de la «quête» et de la «rencontre».
Projeté lors de plusieurs festivals au Maroc, dont celui de Marrakech, le second long métrage de Daoud Aoulad Syad n’a pas encore parcouru les salles obscures du Royaume. Son réalisateur n’est pourtant pas un inconnu du public marocain puisqu’il avait signé sa première oeuvre en 1998, avec «Adieu Forain». Syad n’est pas seulement réalisateur puisqu’il est aussi photographe. Et un docteur en sciences physiques qui enseigne à la faculté de Rabat. Originaire de Marrakech, où il est né en 1953, il a d’abord suivi un atelier de cinéma à la FEMIS en 1989, avant de réaliser son premier documentaire «Mémoire ocre» en 1991, suivi de «Entre l’absence et l’oubli» en 1993.

«Le cheval de vent», film marocain de Daoud Aoulad Syad.
Avec Mohamed Majd, Faouzi Bensaïdi. (1h 28).

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