Cinéma : une rentrée au ralenti

Cinéma : une rentrée au ralenti

Le mois de septembre est synonyme de rentrée, y compris dans le domaine des arts. Généralement désertées pendant la période estivale à cause de la chaleur, les salles de cinéma préparent leur rentrée. A partir du 20 septembre, le Mégarama de Casablanca prévoit de programmer le film « World Trade Center » du réalisateur américain Oliver Stone. Lors du dernier Festival de Cannes, ce cinéaste avait présenté les vingt premières minutes de ce long-métrage dans le cadre de la soirée d’anniversaire célébrant les 20 ans du film «Platoon». L’avant, première américaine a eu lieu le 9 août. Sa projection au Maroc aura lieu, quand à elle, en même temps que sa sortie dans les salles obscures françaises.
Cet opus d’Oliver Stone raconte l’histoire vraie des deux policiers, John Mc Loughlin (interprété par Nicolas Cage) et Will Jimeno (Michael Penna)- qui furent sauvés après avoir été pris dans les débris de l’effondrement du World Trade Center le 11 septembre 2001. A la sortie du film aux Etats Unis, des voix conservatrices avaient craint que le cinéaste, connu pour ses idées politiques anti-establishment, ne produise un nouveau Fahrenheit 9/11, le documentaire anti-Bush de Michael Moore. Ce ne sera pas la première fois que les observateurs de la droite américaine fustigent les productions de ce réalisateur hors pair.
Toujours côté productions étrangères, «World Trade Center» sera suivi en octobre du film «Le parfum ou l’histoire du meurtrier» du réalisateur et producteur allemand Tom Tykwer.
Cette œuvre cinématographique, tirée du roman éponyme de Patrick Süskind, est interprétée, entre autres, par les  célébrissimes Dustin Hoffman et Alan Rickman.
L’histoire se passe au XVIII ème siècle en France. Jea- Baptiste Grenouille, un être doté d’un odorat fort développé va commettre des actes atroces afin de maîtriser toutes les senteurs que le monde lui offre. La sortie mondiale est prévue le 4 octobre 2006.
«Indigènes» est l’autre long-métrage prévu pour le mois d’octobre. Ce film du réalisateur algérien Rachid Bouchareb a été primé lors du dernier Festival de Cannes en mai dernier.
Il a reçu le prix collectif d’interprétation masculine. Ce dernier est revenu à Sami Nacéri, Sami Bouajila, Roshdy Zem et Jamal Debbouze. Le cinéaste a voulu à travers ce film raconter l’histoire oubliée de ces soldats algériens et marocains (appelés les indigènes) qui ont aidé la France et l’Italie à se libérer du nazisme.
Les autres films attendus pour la rentrée 2006 sont « Scoop » de Woody Allen et « Babel »  tourné en partie au Maroc et réalisé par Alexandro Gonzalès Inaritu. En ce qui concerne les productions marocaines, rien n’est programmé pour le moment.
«La programmation des films marocains se fait toujours à la dernière minute puisque les producteurs ne donnent pas d’informations concernant leurs sorties»,  déclare Abdelhamid Marrakchi, président de la Chambre marocaine des distributeurs de films. Ce dernier se désole de cette absence de concertation entre les producteurs et les distributeurs.
«Nous sommes très rarement au courant de la date durant laquelle le producteur souhaite distribuer son film, et parfois il n’a pas recours aux distributeurs». Ce serait pour cette raison qu’il y a rarement une communication autour des sorties nationales. L’avis est partagé par le responsable de la Communication du plus grand multiplex de Casablanca. «Les sorties nationales peuvent apparaître du jour au lendemain», explique Jamal Mahyiaoui.
Le seul film dont la date de sortie a été rendue publique pour le moment est celui de Saïd Naciri : « Abdou chez les Almohades ». Ce long-métrage aux nombreux effets spéciaux sera projeté dans les salles obscures du Maroc à partir de novembre, tout juste après sa sortie mondiale en octobre.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *