Festival de Tétouan : Un film sur l’immigration ouvre le bal

Festival de Tétouan : Un film sur l’immigration ouvre le bal

La grand-messe du cinéma méditerranéen a débuté, samedi 26 mars, à Tétouan, par la projection du film «Méditerranée» de son réalisateur italo-américain Jonas Carpignano. Réalisé en 2015, ce film de 107 minutes met en avant les souffrances des immigrés clandestins en Europe. Il raconte l’histoire d’Ayiva, qui quitte le Burkina Faso pour traverser la Méditerranée et rejoindre ensuite le Sud de l’Italie. Elle va être rapidement confortée à l’hostilité des habitants de cette région. Mais rien ne semble dissuader Ayiva de poursuivre son aventure pour pouvoir mener une vie meilleure.

Outre ce film d’ouverture, les travaux de la séance inaugurale de ce 22ème festival ont été marqués par l’hommage rendu au cinéaste marocain Daoud Aoulad Syad et celui, posthume, au critique de cinéma Mustapha Mesnaoui. Considéré de son vivant comme un des familiers de cet événement cinématographique, ce dernier a su, grâce à ses chroniques ou en tant que professeur universitaire (notamment au département audiovisuel), marquer de son empreinte la culture de l’image et le 7ème art au Maroc.

Le défunt a, à son actif, plusieurs écrits dont «Essais sur le cinéma marocain» et «Méthodologie dans la sociologie de la littérature». De son côté, le cinéaste Daoud Aoulad Syad est aussi parmi les artistes familiers du FICMT. Il se distingue par une filmographie variée, dont le long-métrage «La Mosquée» qui lui avait valu, en 2011, le Grand prix lors de la 17ème édition de ce même festival.

«Cet hommage représente beaucoup pour moi. Je m’y sens lié par un lien très fort. J’y ai participé pour la première fois en tant que photographe avant d’y prendre part comme réalisateur du court-métrage puis celui du long-métrage», a souligné Daoud Aoulad Syad.

Selon les organisateurs, ce 22ème festival garde le même objectif que les précédentes éditions, à savoir de contribuer, en plus de la promotion du cinéma méditerranéen, au développement de la Colombe blanche. «Nous sommes persuadés que la culture et les arts participent, comme d’autres secteurs, au développement durable et créent des opportunités pour les jeunes de la ville», a affirmé le directeur adjoint de cette édition, Nourddine Bendriss, lors de l’ouverture.

Présidé par le cinéaste et producteur espagnol Luis Miñarro, les six membres du jury du long-métrage ont, cette année, à choisir entre 12 films. Parmi lesquels «Des… Espoirs» (Maroc), «Les Frontières du ciel» (Tunisie), «Nouara» (Egypte) et «3.000» (Liban). Cette 22ème édition met aussi en lice 15 courts-métrages et 13 documentaires. Outre la projection des films en ou hors compétition, le programme comprend des ateliers, des master class, deux tables rondes (consacrées respectivement au «cinéma marocain» et «cinéma d’André Téchiné») et d’un colloque international dont le thème porte sur «Quand le cinéma raconte les drames méditerranéens».

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