Festival du cinéma africain à Tarifa et Tanger : Hommage à Ahmed Bouanani

Festival du cinéma africain à Tarifa et Tanger : Hommage à Ahmed Bouanani

Il consacre une rétrospective qui mettra la lumière sur son parcours

Le FCAT 2018 propose cette année la projection de quatorze films, sept fictions et sept documentaires produits entre 2017 et 2018.

La 15ème édition du Festival du cinéma africain, qui se tiendra du 27 avril au 5 mai, à Tarifa (au sud de l’Espagne) et à Tanger (FCAT 2018), consacrera une rétrospective au cinéaste marocain Ahmed Bouanani, l’un des cinéastes marocains les plus avant-gardistes. «Cette rétrospective mettra la lumière sur le parcours de feu Ahmed Bouanani (1938-2011), en tant que réalisateur mais aussi en tant que responsable du montage, scénariste et poète», indiquent les organisateurs. Dans ce sens, le festival propose une section intitulée «Autour de Bouanani : le cinéma marocain d’avant-garde». Celle-ci donne à voir des œuvres cinématographiques de Bouanani et des films d’autres réalisateurs de cette génération qui ont travaillé et partagé une vision du cinéma avec lui. Parmi lesquels on retrouve «Al-Manabe Al-Arbaa’a», «Tarfaya Aw Masseerat Sha’er», «Thakirah Arba’at At Ashar» de Bouanani, «Al-Awdah Li Agadir», de Mohamed Afifi, «Al Boraq» de Abdelmajid R’chich, «Wechma» de Hamid Bennani, et «Obour Al Bab Assabea» de Ali Essafi.

Outre cette section, le Maroc sera largement représenté au FCAT 2018. D’ailleurs, Tala Hadid, la réalisatrice de, entre autres,  «Tigmi Nigren», sera membre du jury de cette édition et cinq films marocains feront partie des deux sections en compétition de ce festival à l’instar de «Apatride» de Narjiss Nejjar. Quatre courts-métrages marocains ont été retenus dans la sélection compétitive, à savoir «Achajara» du cinéaste Cheick Mohamed Horma, «Roujoula» d’Ilias el Faris, «Salil Assamt» de Jaouad Babili et «Tikitak-A-Soulima» d’Ayoub Layoussifi.

Le FCAT 2018 propose cette année la projection de quatorze films, sept fictions et sept documentaires produits entre 2017 et 2018. «La majorité des fictions en compétition vient du nord de l’Afrique (Tunisie, Algérie, Maroc et Egypte). Beaucoup de ces films illustrent la situation politique de divers pays d’Afrique et mettent en scène les mouvements populaires déclenchés dans le sillage du Printemps arabe», explique-t-on. L’ouverture sera marquée par la projection du film «I’m not a witch» de la zZambienne Rungano Nyoni, Bafta. Celui-ci sera présenté en première au Maroc le jeudi 26 avril à la Cinémathèque de Tanger. Organisé depuis six éditions, l’événement bénéficie du soutien du programme Acerca de l’Agence espagnole de coopération pour le développement (AECID). Cette année, l’arbre à palabres offrira un espace pour la rencontre, le partage de connaissances et de points de vue entre les acteurs et les professionnels du cinéma venus d’Afrique et ceux de la diaspora basés en Espagne, France, Italie, Royaume-Uni et Portugal.

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