Festival du film Cap Spartel de Tanger : «Soury» ouvre le bal

Festival du film Cap Spartel de Tanger :  «Soury» ouvre le bal

Un long-métrage français sur les réfugiés syriens

La cérémonie d’ouverture officielle du quatrième Festival du film Cap Spartel de Tanger a été marquée, mercredi 5 avril, par la projection du film français «Soury» (syrien) de Christophe Switzer. Le jeune réalisateur a voulu, à travers son troisième court-métrage, traiter de la question des réfugiés syriens en France. L’histoire de ce film remonte à 2015 lorsque l’Europe connaît un afflux record de réfugiés, dont la grande partie est en provenance de la Syrie. Pour les deux principaux personnages de «Soury», Christophe Switzer a choisi l’acteur syrien Wassim Majeed et Yves Morard, qui avait travaillé, pendant 25 ans au Liban, et avait appris l’arabe pour communiquer avec ses ouvriers libanais. D’une durée de 19 minutes, ce film parle d’un réfugié syrien qui a réussi à se rendre illégalement en France. Son seul but est de rejoindre un de ses cousins installé à Avignon. Alors qu’il ne parle pas un seul mot de français. Il se perd ainsi dans la campagne provençale. Par miracle, il croise un vieux vigneron bourru qui parle arabe, et qui décide de lui apporter de l’aide.

Comme prévu, cette cérémonie d’ouverture s’est distinguée aussi par l’hommage rendu au grand journaliste tangérois Mohamed Mrini et Rachel Muyal, grande figure tangéroise ayant exercé, pendant 25 ans comme gérante de la célèbre librairie des Colonnes. Et ce pour leur contribution à la protection et l’enrichissement de la mémoire historique de la perle du Nord. Ouvert au public tangérois et aux visiteurs de la ville, ce quatrième festival- qui met à l’honneur le cinéma italien,  prévoit la projection de 25 films hors et en compétition représentant différents pays et faisant la part belle aux sujets prioritaires portant sur la question des réfugiés et les frontières. Parmi ces 25 films, dix-neuf d’entre eux sont en lice dans cette édition. Le jury, composé du critique de cinéma Parwiz Jahed (Iran), l’artiste visuelle Marina Moreno (Italie) et de la réalisatrice Rachida Chbani (Maroc), a à choisir entre cinq œuvres dans la catégorie de courts métrages documentaires et de fiction. Il s’agit aussi de six autres pour ceux consacrés aux «films panoramiques». Ce festival met de même en lice  huit  films de jeunes issus de plusieurs villes du Royaume, dont Tanger, Oujda, Agadir, Casablanca et Larache.

Outre la projection des films, le programme de cette quatrième édition comporte des rencontres-débats autour des frontières dans le cinéma.

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