décembre 17, 2017

 

Festival du film transsaharien de Zagora : Pleins feux sur la critique de cinéma

Festival du film transsaharien de Zagora : Pleins feux sur la critique de cinéma

La 13ème édition comporte des hommages, concours de scénario, masters class…

Après avoir abordé l’année dernière «Le cinéma et la tolérance», la 13ème édition du Festival du film transsaharien de Zagora, prévue du 22 au 26 décembre, a cette année choisi comme thème «La critique, une composante majeure de l’industrie de cinéma». Quant au choix de cette thématique, Ahmed Chahid, président du festival, explique dans ce sens que «c’est une occasion de discuter de la place et du rôle de la critique dans le paysage cinématographique marocain».

Outre la thématique, une programmation très pointue est prévue cette année avec notamment des hommages, concours de scénario, des masters class, des conférences et une compétition officielle. Côté hommage, cette édition honore deux figures de cinéma. Il s’agit du réalisateur Mohamed Abderahman Tazi et de l’actrice Saadia Azgoune. «Ce sont deux noms ayant marqué de leur empreinte le cinéma et le théâtre». Et d’ajouter que «Mohamed Abderrahmane Tazi est un ami du festival. Il l’a toujours soutenu». L’un des moments forts de cette édition est la programmation, pour la quatrième fois, d’une compétition officielle des longs métrages, représentant plusieurs pays, en l’occurrence le Maroc, la France, la Turquie, les Emirats Arabes Unis, Malte, l’Iran, l’Irak, la Tchéquie et la Belgique.

Quant au concours du scénario, il reprend de plus belle et autour des mêmes thématiques du désert et tous les sujets y afférents : eau, nomadisme, mode de vie d’oasis, coutumes et mœurs, kasbahs, changements climatiques, thème qui occupe actuellement le devant de la scène de la société civile dans la région. «C’est une compétition visant à soutenir les jeunes talents. Cette année, deux lauréats de ce concours participeront avec leurs films. D’ailleurs, ils ont bénéficié de soutien en termes de repérage et logistique», explique M. Chahid. Outre le volet des compétitions, le festival consacre sa partie dédiée à la formation au profit des jeunes de la région, avec des ateliers animés par des spécialistes sur le jeu d’acteur et le reportage audiovisuel, ainsi que le film documentaire.

Ceci étant, le Festival international du film transsaharien de Zagora souffre toujours du manque de moyens financiers. Selon son directeur, «le festival nécessite un budget de 450 mille dirhams alors que nous recevons auprès du Centre cinématographique marocain un montant de 180 mille dirhams qui reste insuffisant. C’est en grande partie grâce aux partenaires de la région que nous avons pu organiser cet événement». Toutefois, faisant face à ses problèmes de financement, le Festival a pu réaliser ses objectifs. «Au-delà de l’animation et de la promotion touristique, le festival a pu attirer des producteurs de films ayant visité la ville de Zagora».

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