Ficam : Le temps d’une projection avec les enfants de l’ancienne médina de la cité ismaélite

Ficam : Le temps d’une projection avec les enfants de l’ancienne médina de la cité ismaélite

Si certains estiment que les enfants habitant l’ancienne médina ne s’intéressent pas au cinéma, ils se trompent.

La projection, samedi dernier à la somptueuse salle Foundouk El Henna au fin fond de l’ancienne médina de la capitale ismaélitée, d’un film animé prouve le contraire lors du 17ème Festival international du cinéma d’animation de Meknès (Ficam). Un événement qui se tient, pour la première fois sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, jusqu’au 21 mars.

Une vive interaction avec le film

Il est 14h50. Les enfants attendent déjà le lancement de la projection prévue dans le programme de ce jour du festival initié par la Fondation Aicha en partenariat avec l’Institut français de Meknès. Entre-temps, ils animent, à eux seuls, les lieux. Dix minutes par la suite, deux animatrices apparaissent pour annoncer le film. Après quelques imprévus techniques, surmontés dans l’immédiat, le choix ultime se porte sur le long-métrage «Minga et la cuillère cassée» du réalisateur camerounais Claye Edou. Dès que la musique joviale du film a été activée, les poussins n’ont cessé d’interagir avec celle-ci. Ils ont réservé le même traitement aux propos du personnage principal de cette œuvre. Ainsi, à chaque fois que celui-ci prononce «go, go, go…», les enfants répétaient la même chose après. Une expression que la fillette orpheline «Minga» lançait, à chaque fois, face à un danger dans une forêt où elle s’est retrouvée après avoir été chassée  par sa belle-mère pour chercher une cuillère cachée par sa défunte mère. Là où elle trouve également l’amour. Le tout étant jalonné d’aventures qui ont, de plus, suscité l’interaction du petit public, présent à la projection, qui n’a pas manqué d’exprimer son ébahissement à la vue, entre autres, d’un grand dinosaure au bec grand ouvert ou d’un lion qui court après la fillette sur le grand écran. Des réactions qui ont incité un responsable de la salle à intervenir.

Des «chuuuuut» pour de l’ordre

Les ébahissements de certains chérubins n’ont pas laissé le responsable indifférent. Ainsi, il a séparé les enfants turbulents de ceux sages afin de permettre à ceux-ci de mieux suivre l’intrigue. Une telle démarche a contribué à faire régner un certain silence sur la salle. Entre-temps, un public adulte afflue dans les lieux. Histoire d’attendre les enfants, d’imposer le respect à ceux-ci et de profiter un peu de la projection jusqu’à la fin. Un dénouement heureux, suivi avec intérêt par les publics petit et adulte et vivement applaudi par les deux. Interrogé à la fin de la projection sur le point intéressant de cette œuvre, l’enfant Ahmed indique: «J’ai surtout apprécié les personnages». Quant à la petite Chaimae, elle dit naïvement avoir aimé «tout» le film. Des propos qui expriment le bonheur des enfants quant à cette projection dont l’entrée est sans droits.

Du cinéma gratuit

Comme le précise Mohamed Beyoud, directeur artistique du festival, «L’accès est gratuit». Il rappelle également que le projet du Ficam a commencé dans la médina de Meknès et à l’institut français. L’objectif étant, entre autres, de sortir des murs de l’institut. «Avec la Fondation Aicha, notre ambition est de toucher le plus large public possible», enchaîne-t-il. D’après ses dires, ces projections cartonnent en rappelant qu’un appui est également fait sur le tissu associatif qui travaille au sein de cette salle, qui est un centre interculturel. Il évoque également le déplacement à cet endroit de réalisateurs accueillis en ouverture du festival à l’instar d’Eric Goldberg et de Peter Lord.  «Il y a eu de très beaux moments d’émotion dans ce lieu particulièrement», poursuit le directeur artistique. En effet, le partage de ces instants avec les enfants de la médina procure un grand plaisir. Il suffit d’y aller pour l’éprouver!.

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